<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/</link><title>Zapenfeld</title><description>Zapenfeld</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2008</dc:rights><dc:date>2008-04-28T01:30:11+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>BEAT GOES ON (Hystero Botox Connection Remix feat. DJ UGLY ZAPY)</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20080428013004/beat-goes-on-hystero-botox-connection-remix-feat-dj-ugly-zapy/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20080428013004/beat-goes-on-hystero-botox-connection-remix-feat-dj-ugly-zapy/</guid><description>
DON'T SIT THERE LIKE SOME SILLY GIRL
(Pourquoi pas VIEILLE FILLE, tant que tu y es !!!)
IF YOU WAIT TOO LONG IT'LL BE TOO LATE
(L'histoire de ma vie… t'hésites entre la vanille et le chocolat… résultat des courses, il te reste plus que la fraise quand tu t'es ENFIN DÉCIDÉ…)
I'M NOT TELLING YOU SOMETHING NEW
(Non, c'est sûr que t'as rien inventé)
THERE AIN'T NO TIME TO LOSE (NO TIME TO LOOOOOSE)
(Je  sais, avant l'heure, c'est pas l'heure… après l'heure, c'est plus l'heure)
IT'S TIME FOR YOU TO CELEBRATE
(Fêter quoi ? Un de plus ? Naaan, naaan… j'me suis arrêté à… t'huit ans… enfin à trente-cinq, on va dire…)

SO GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
(Quoi bip-bip ? Hé, y'a pas le feu ! Laisse-moi l'temps d'me préparer psychologiquement…)
GET UP, LITTLE GIRL
(J'y vais, j'te dis… j'ai pas l'intention de faire tapisserie toute la soirée…)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
IT'S TIME, YOUR WORLD
(Pfft… arrête de me biper, tu me stresses…)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
YOUR LIFE, YOUR CHOICE
(Et si mon choix, c'était de le regarder le monde, justement, hein ?)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
IT'S TIME, LIVE IT UP
(Tu me fatigues…)

ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Bon, OK… c'est bien pour te faire plaisir… mais j'ai pas les bonnes chaussures…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Chais pas c'qui s ‘passe… j'ai les Converse qui couinent sur le dance floor)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(J'allais pas ressortir les Rangers… on est au printemps, merde !)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Et si j'dansais pieds nus ou en cho7 ?)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Là, ça va mieux… Une fois que t'as le rythme dans la tête, t'as les pieds qui suivent…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Yeaaaaaah, man…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
ON AND ON, ON THE BEAT GOES

YOU DON'T HAVE THE LUXURY OF TIME
(Et c'est reparti… T'as l'intention de me plomber la soirée ?)
YOU HAVE GOT TO SAY WHAT'S ON YOUR MIND
(Comme si on pouvait dire haut et fort ce qu'on pensait tout bas…)
YOUR HEAD LOST IN THE STARS
(La tête dans les étoiles, les pieds sur terre… l'histoire de ma vie, j'te dis…)
YOU'LL NEVER GO FAR (NO TIME TO LOOOOSE)
(Et alors, si ça me plaît de rester ici, d'abord ? Qu'est-ce tu fous d'mon libre-arbitre ?
IT'S TIME FOR YOU TO READ THE SIGNS
(Ayé, elle va nous refaire le coup de la Kabbale !)

SO GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
HERE COMES, MY HAND
(J'en fais quoi de ta main ?)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
TAKE IT, YOU CAN
(T'inkiète, j'vais pas tomber…)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
THE TIME, IS NOW
(C'est pas pour critiquer, mais tu radotes…)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
I'LL SHOW, YOU HOW
(OK, vas-y, j'te suis…)

ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(J'vais tester Régénergy 3 D… kenpenstu ?)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(T'es potesse avec Clive Owen ?)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Naaan… passqu'entre botoxés, vous vous causez un brin entre deux piquouzes, j'imagine…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Ben quoi ? Fait pas ta sucrée, Mado… t'as la gueule refaite, franchement….)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Et le Clive, sur la pub Lancôme, tu vas pas me dire qu'il est pas photoshopé…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(‘tain, c'est quand même 70 reuss le pot, mine de rien…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Ca fait cher la lichette de crème pour avoir bonne mine, moajdis …)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(En fait, les pattes d'oie, j'm'en fous… Mais c'est la jawline, sweetie darling… tout est dans la jawline… le menton, la mâchoire… t'as beau dire… )

SAY WHAT YOU LIKE
(Si j'dis que notre omni-président est un guignol, ça compte ?)
DO WHAT YOU FEEL
(Facile à dire, mais le p'tit serveur de tout à l'heure… il avait p'têt les yeux qui pétillent et un sourire charmeur… mais il aurait pu être… mon fils… et pis c'est pas parce que j'ai laissé un bon pourboire sous l'œil goguenard de ma commensale, que j'allais lui rouler une galoche sur la place Ste-Catherine ou, plus discret, lui griffonner mon numéro de tél ou mon e-mail au dos de la note…)
YOU KNOW EXACTLY WHO YOU ARE
(Ben ouais, suffit d'me regarder dans la glace… j'me fais peur tous les matins ; j'ai beau me tartiner de Q10, ça repulpe et ça retend que dalle… les bajoues arrivent à grand pas et ça fait ièche…)
THE TIME IS RIGHT NOW
(Chais pas pourquoi j'te raconte tout ça, au juste…)
YOU GOT TO DECIDE
(J'ai décidé d'être niaiseux, ce soir… ça m'rajeunit… enfin, un peu)
STAND IN THE BACK OR BE THE STAR
(Oh, moi tu sais… je suis déjà un travailleur de l'ombre… une resucée de ghost-writer… que dis-je ! un ersatz d'écrivaillon même pas maudit…)


</description><content:encoded><![CDATA[<br />
DON'T SIT THERE LIKE SOME SILLY GIRL<br />
(Pourquoi pas VIEILLE FILLE, tant que tu y es !!!)<br />
IF YOU WAIT TOO LONG IT'LL BE TOO LATE<br />
(L’histoire de ma vie… t’hésites entre la vanille et le chocolat… résultat des courses, il te reste plus que la fraise quand tu t’es ENFIN DÉCIDÉ…)<br />
I'M NOT TELLING YOU SOMETHING NEW<br />
(Non, c’est sûr que t’as rien inventé)<br />
THERE AIN'T NO TIME TO LOSE (NO TIME TO LOOOOOSE)<br />
(Je  sais, avant l’heure, c’est pas l’heure… après l’heure, c’est plus l’heure)<br />
IT'S TIME FOR YOU TO CELEBRATE<br />
(Fêter quoi ? Un de plus ? Naaan, naaan… j’me suis arrêté à… t’huit ans… enfin à trente-cinq, on va dire…)<br />
<br />
SO GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT<br />
(Quoi bip-bip ? Hé, y’a pas le feu ! Laisse-moi l’temps d’me préparer psychologiquement…)<br />
GET UP, LITTLE GIRL<br />
(J’y vais, j’te dis… j’ai pas l’intention de faire tapisserie toute la soirée…)<br />
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT<br />
IT'S TIME, YOUR WORLD<br />
(Pfft… arrête de me biper, tu me stresses…)<br />
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT<br />
YOUR LIFE, YOUR CHOICE<br />
(Et si mon choix, c’était de le regarder le monde, justement, hein ?)<br />
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT<br />
IT'S TIME, LIVE IT UP<br />
(Tu me fatigues…)<br />
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ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(Bon, OK… c’est bien pour te faire plaisir… mais j’ai pas les bonnes chaussures…)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(Chais pas c’qui s ‘passe… j’ai les Converse qui couinent sur le dance floor)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(J’allais pas ressortir les Rangers… on est au printemps, merde !)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(Et si j’dansais pieds nus ou en cho7 ?)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(Là, ça va mieux… Une fois que t’as le rythme dans la tête, t’as les pieds qui suivent…)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(Yeaaaaaah, man…)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
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YOU DON'T HAVE THE LUXURY OF TIME<br />
(Et c’est reparti… T’as l’intention de me plomber la soirée ?)<br />
YOU HAVE GOT TO SAY WHAT'S ON YOUR MIND<br />
(Comme si on pouvait dire haut et fort ce qu’on pensait tout bas…)<br />
YOUR HEAD LOST IN THE STARS<br />
(La tête dans les étoiles, les pieds sur terre… l’histoire de ma vie, j’te dis…)<br />
YOU'LL NEVER GO FAR (NO TIME TO LOOOOSE)<br />
(Et alors, si ça me plaît de rester ici, d’abord ? Qu’est-ce tu fous d’mon libre-arbitre ?<br />
IT'S TIME FOR YOU TO READ THE SIGNS<br />
(Ayé, elle va nous refaire le coup de la Kabbale !)<br />
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SO GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT<br />
HERE COMES, MY HAND<br />
(J’en fais quoi de ta main ?)<br />
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT<br />
TAKE IT, YOU CAN<br />
(T’inkiète, j’vais pas tomber…)<br />
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT<br />
THE TIME, IS NOW<br />
(C’est pas pour critiquer, mais tu radotes…)<br />
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT<br />
I'LL SHOW, YOU HOW<br />
(OK, vas-y, j’te suis…)<br />
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ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(J’vais tester Régénergy 3 D… kenpenstu ?)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(T’es potesse avec Clive Owen ?)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(Naaan… passqu’entre botoxés, vous vous causez un brin entre deux piquouzes, j’imagine…)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(Ben quoi ? Fait pas ta sucrée, Mado… t’as la gueule refaite, franchement….)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(Et le Clive, sur la pub Lancôme, tu vas pas me dire qu’il est pas photoshopé…)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(‘tain, c’est quand même 70 reuss le pot, mine de rien…)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(Ca fait cher la lichette de crème pour avoir bonne mine, moajdis …)<br />
ON AND ON, ON THE BEAT GOES<br />
(En fait, les pattes d’oie, j’m’en fous… Mais c’est la jawline, sweetie darling… tout est dans la jawline… le menton, la mâchoire… t’as beau dire… )<br />
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SAY WHAT YOU LIKE<br />
(Si j’dis que notre omni-président est un guignol, ça compte ?)<br />
DO WHAT YOU FEEL<br />
(Facile à dire, mais le p’tit serveur de tout à l’heure… il avait p’têt les yeux qui pétillent et un sourire charmeur… mais il aurait pu être… mon fils… et pis c’est pas parce que j’ai laissé un bon pourboire sous l’œil goguenard de ma commensale, que j’allais lui rouler une galoche sur la place Ste-Catherine ou, plus discret, lui griffonner mon numéro de tél ou mon e-mail au dos de la note…)<br />
YOU KNOW EXACTLY WHO YOU ARE<br />
(Ben ouais, suffit d’me regarder dans la glace… j’me fais peur tous les matins ; j’ai beau me tartiner de Q10, ça repulpe et ça retend que dalle… les bajoues arrivent à grand pas et ça fait ièche…)<br />
THE TIME IS RIGHT NOW<br />
(Chais pas pourquoi j’te raconte tout ça, au juste…)<br />
YOU GOT TO DECIDE<br />
(J’ai décidé d’être niaiseux, ce soir… ça m’rajeunit… enfin, un peu)<br />
STAND IN THE BACK OR BE THE STAR<br />
(Oh, moi tu sais… je suis déjà un travailleur de l’ombre… une resucée de ghost-writer… que dis-je ! un ersatz d’écrivaillon même pas maudit…)<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/z/a/zapenfeld/20080428-113082736448150c58d239c.jpg" width="250" height="493" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2008-04-28T01:30:04+01:00</dc:date></item><item><title>BACK FROM A BIRTHDAY PARTY</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20080127050845/back-from-a-birthday-party/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20080127050845/back-from-a-birthday-party/</guid><description>Naaan, naaan, terminé, terminé… fini, F.I.N.I. !!!  Je ne me ferai plus chier à concocter des compils pour les annivs avec covers et stickers (excusez du peu !) pour qu'on passe à peine trois titres et demie de mon ultimate-special-remix-hyper-méga-top-sélection. Non, c'est vrai, c'est frustrant et pour le moins vexant (moi, susceptible ? euh… ouais, un poil).

J'y ai passé des heures (avec le taff que j'ai !) à fignoler, à doser, à équilibrer, à labelliser « dance-jerk-madison-pop-rock-trip-hop… et j'en passe, afin qu'il y en ait pour tous les goûts. C'est tout juste si je ne précise pas l'année de création du morceau et la marque de baskets du bassiste. 

Peine perdue ! L'une des deux maîtresses de céans (la soirée d'anniv ayant lieu chez un couple saphique) avait calé ses MP3's et en voiture Simone ! Alors que sa copine dont c'était l'anniv m'avait réclamé des compils… histoire de varier l'ambiance. Ben voyons… On s'est tapé deux ou trois fois les mêmes rengaines. Et pas toujours des plus swinguantes !

Par ailleurs, ça démarrait mal : j'm'étais percé un bouton sur la gueule…et vas-y que je te le sèche à mort avec de l'alcool, jour après jour pendant la semaine… Évidemment, il restait une vague trace récalcitrante… oh, ridicule, en fait, mais vous savez c'que c'est ? Ça nous paraît énooooorme et faut toujours que ça nous arrive quand on est invités quelque part. Quand je pense que je n'ai jamais eu de problème d'acné, même quand j'étais djeun… en 1896. Et là, paf ! Un clou sur la joue gauche !

Dès mon arrivée, une fois mon joli-bouquet-rond-de-tulipes-orangées offert à la fille-dont-c'était-l'anniv, je lui demande si elle a du fond de teint. Ce à quoi elle répond par l'affirmative, m'indique la salle de bains et le tube de produit susnommé… destiné à subtilement camoufler mon vieux résidu de pustule faciale.

Mal en a pris au mâle que je suis, lequel ne jure que par Nini Véa depuis belle lune… et qui n'a besoin d'aucun artifice pour avoir bonne mine, en raison de sa carnation naturelle de pêche du Rousssillon… mais non, c'est pas de la couperose !

Je me suis donc tartiné la joue façon Bordeaux Chesnel… j'ai quasiment vidé la boîte de Kleenex en tapotant pour essayer d'estomper, puis j'ai tout rincé à la flotte d'une main rageuse, en optant pour le naturel… défiguré, mais naturel… avant de rejoindre les invités, sourire tendu aux lèvres… non sans lancer un regard mauvais à quiconque osait braquer sur ma gueule l'objectif de son numérique à je-ne-sais-combien-de-millions-de-pixels !

À part ça, rien à dire côté buffet, sauf que pain, fromages, quiches, cakes salés, charcutaille et taboulé (!!!!), ça fait vite étouffe-goy. C'est dingue, les gens ne pensent jamais à ajouter une salade et des crudités. Pour couronner le tout, l'alcool était banni (par solidarité avec l'une des deux maîtresses de céans, pas celle dont c'était l'anniv, mais l'autre… qui entame sa énième cure de désintox… non, je ne juge pas, je constate).

Donc j'ai tout bouffé arrosé de cidre doux (le premier qui rigole, je le shoote illico au Champony !) de la quiche au diplomate au chocolat, en passant par les succulents-fromages-pâtés-jambons de pays. J'ai évité les mélanges avec la Buckler sans alcool, le jus de fruits exotiques et le Coca Light… des fois que ça me colle la casquette de plomb au réveil.

Cela dit, vu qu'elle pouvait pas boire, la fille-qu'entamait-sa-énième-cure-de-désintox s'est joyeusement rattrapée sur le shit… non, je ne juge pas, je constate… Toujours le bédo en main. Bon… j'ai bien tiré deux ou trois taffes, histoire de dire, paraît même que ça m'a fait parler (déjà que faut pas me pousser…), mais, bof, sorti de la nicotine, ce truc-là ne m'a jamais franchement émoustillé.

Bref, soirée mi-figue mi-raisin. Des gens qui se connaissaient, d'autres non. Mélange gay-lesbo-hétéroclite qui ne s'opérait pas vraiment. Des qui dansaient, des qui tchatchaient, des qui bouffaient, des qui fumaient (et pas que de l'herbe à Nicot), des qui buvaient (sans alcool)… Des qui disaient rien et devaient plus ou moins s'emmerder. Une vague ambiance, par moments, mais rien de folichon.

Peut-être que ça me saoule de ne pas savoir où s'asseoir dans nos petits apparts cages-à-poule-louées-à-prix-d'or, dès lors qu'il y a une fête avec plus de dix personnes (on devait friser la vingtaine). Bon, d'accord, le balcon offrait une vue superbe sur le Sacré-Cœur, mais fin janvier, on s'y prélasse pas franchement comme fin juillet.

Peut-être aussi que ça me saoule de voir des couples (peu importe leur orientation straight ou LGBT) s'offrir des montres Armani (de toute beauté, portables en toute saison et en toute occasion, plus classe tu meurs…) histoire de compenser… quoi ? la vacuité de leur relation, le faux-semblant d'une amitié vaguement amoureuse, une prétendue complicité de façade… sans doute sexuelle « pour l'hygiène » (selon l'expression consacrée).

Peut-être que ça me fout les boules de voir des gens intelligents, cultivés, a priori censés, se voiler la face et se mettre en ménage bon an mal an pour vivre « mal accompagné(e)s » (selon l'expression consacrée) plutôt que seul(e)s dans une cage-à-poule-de-BOBO-louée-à-prix-d'or mais certes un soupçon plus grande qu'un studio.

Peut-être que je suis une langue de pute sur le retour, qui rejoue maladroitement un sketch ancestral de la Joly.

Peut-être que je suis un viok frustré et naïf qui perçoit le mal-être des couples pas forcément bien assortis, quand il faut y voir sans doute une sorte d'accord tacite de vie-à-deux-même-si-c'est-pas-génial-mais-quand-même-mieux-qu'en-solo… de contrat de… comment dire ? de compagnonnage érotico-amical ? de camaraderie sexually-friendly.

Au retour, en remontant Marcadet avec ma copine Sigmund Fred, alors qu'on devisait allégrement de la soirée qui-nous-avait-tant-soit-peu-barbés, on est passés devant la boîte échangiste qui remplace le café théâtre… (les riverains du bas d'la Butte savent de quoi je parle).

Au même moment, des clients allaient entrer, accueillis par un portier que j'ai aperçu dans la pénombre… C'est marrant mais je ne les trouvais pas assez vioks et ringards pour avoir la « gueule de l'emploi »… encore un préjugé (ben ouais, j'en ai comme tout le monde, j'assume…).

J'ai suggéré à Fred en gloussant (le shit, sans doute) qu'on les suive dans l'antre des mille-et-un-fantasmes à deux balles… Mais bon, ses talons aiguilles étaient chez le cordonnier et mon porte-jarretelles au pressing… ce sera pour une autre fois, dans une autre vie…

Peut-être que j'aurais pas dû fumer du shit. Ça laisse un goût amer au cidre doux…

;-)



</description><content:encoded><![CDATA[Naaan, naaan, terminé, terminé… fini, F.I.N.I. !!!  Je ne me ferai plus chier à concocter des compils pour les annivs avec covers et stickers (excusez du peu !) pour qu’on passe à peine trois titres et demie de mon ultimate-special-remix-hyper-méga-top-sélection. Non, c’est vrai, c’est frustrant et pour le moins vexant (moi, susceptible ? euh… ouais, un poil).<br />
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J’y ai passé des heures (avec le taff que j’ai !) à fignoler, à doser, à équilibrer, à labelliser « dance-jerk-madison-pop-rock-trip-hop… et j’en passe, afin qu’il y en ait pour tous les goûts. C’est tout juste si je ne précise pas l’année de création du morceau et la marque de baskets du bassiste. <br />
<br />
Peine perdue ! L’une des deux maîtresses de céans (la soirée d’anniv ayant lieu chez un couple saphique) avait calé ses MP3’s et en voiture Simone ! Alors que sa copine dont c’était l’anniv m’avait réclamé des compils… histoire de varier l’ambiance. Ben voyons… On s’est tapé deux ou trois fois les mêmes rengaines. Et pas toujours des plus swinguantes !<br />
<br />
Par ailleurs, ça démarrait mal : j’m’étais percé un bouton sur la gueule…et vas-y que je te le sèche à mort avec de l’alcool, jour après jour pendant la semaine… Évidemment, il restait une vague trace récalcitrante… oh, ridicule, en fait, mais vous savez c’que c’est ? Ça nous paraît énooooorme et faut toujours que ça nous arrive quand on est invités quelque part. Quand je pense que je n’ai jamais eu de problème d’acné, même quand j’étais djeun… en 1896. Et là, paf ! Un clou sur la joue gauche !<br />
<br />
Dès mon arrivée, une fois mon joli-bouquet-rond-de-tulipes-orangées offert à la fille-dont-c’était-l’anniv, je lui demande si elle a du fond de teint. Ce à quoi elle répond par l’affirmative, m’indique la salle de bains et le tube de produit susnommé… destiné à subtilement camoufler mon vieux résidu de pustule faciale.<br />
<br />
Mal en a pris au mâle que je suis, lequel ne jure que par Nini Véa depuis belle lune… et qui n’a besoin d’aucun artifice pour avoir bonne mine, en raison de sa carnation naturelle de pêche du Rousssillon… mais non, c’est pas de la couperose !<br />
<br />
Je me suis donc tartiné la joue façon Bordeaux Chesnel… j’ai quasiment vidé la boîte de Kleenex en tapotant pour essayer d’estomper, puis j’ai tout rincé à la flotte d’une main rageuse, en optant pour le naturel… défiguré, mais naturel… avant de rejoindre les invités, sourire tendu aux lèvres… non sans lancer un regard mauvais à quiconque osait braquer sur ma gueule l’objectif de son numérique à je-ne-sais-combien-de-millions-de-pixels !<br />
<br />
À part ça, rien à dire côté buffet, sauf que pain, fromages, quiches, cakes salés, charcutaille et taboulé (!!!!), ça fait vite étouffe-goy. C’est dingue, les gens ne pensent jamais à ajouter une salade et des crudités. Pour couronner le tout, l’alcool était banni (par solidarité avec l’une des deux maîtresses de céans, pas celle dont c’était l’anniv, mais l’autre… qui entame sa énième cure de désintox… non, je ne juge pas, je constate).<br />
<br />
Donc j’ai tout bouffé arrosé de cidre doux (le premier qui rigole, je le shoote illico au Champony !) de la quiche au diplomate au chocolat, en passant par les succulents-fromages-pâtés-jambons de pays. J’ai évité les mélanges avec la Buckler sans alcool, le jus de fruits exotiques et le Coca Light… des fois que ça me colle la casquette de plomb au réveil.<br />
<br />
Cela dit, vu qu’elle pouvait pas boire, la fille-qu’entamait-sa-énième-cure-de-désintox s’est joyeusement rattrapée sur le shit… non, je ne juge pas, je constate… Toujours le bédo en main. Bon… j’ai bien tiré deux ou trois taffes, histoire de dire, paraît même que ça m’a fait parler (déjà que faut pas me pousser…), mais, bof, sorti de la nicotine, ce truc-là ne m’a jamais franchement émoustillé.<br />
<br />
Bref, soirée mi-figue mi-raisin. Des gens qui se connaissaient, d’autres non. Mélange gay-lesbo-hétéroclite qui ne s’opérait pas vraiment. Des qui dansaient, des qui tchatchaient, des qui bouffaient, des qui fumaient (et pas que de l’herbe à Nicot), des qui buvaient (sans alcool)… Des qui disaient rien et devaient plus ou moins s’emmerder. Une vague ambiance, par moments, mais rien de folichon.<br />
<br />
Peut-être que ça me saoule de ne pas savoir où s’asseoir dans nos petits apparts cages-à-poule-louées-à-prix-d’or, dès lors qu’il y a une fête avec plus de dix personnes (on devait friser la vingtaine). Bon, d’accord, le balcon offrait une vue superbe sur le Sacré-Cœur, mais fin janvier, on s’y prélasse pas franchement comme fin juillet.<br />
<br />
Peut-être aussi que ça me saoule de voir des couples (peu importe leur orientation straight ou LGBT) s’offrir des montres Armani (de toute beauté, portables en toute saison et en toute occasion, plus classe tu meurs…) histoire de compenser… quoi ? la vacuité de leur relation, le faux-semblant d’une amitié vaguement amoureuse, une prétendue complicité de façade… sans doute sexuelle « pour l’hygiène » (selon l’expression consacrée).<br />
<br />
Peut-être que ça me fout les boules de voir des gens intelligents, cultivés, a priori censés, se voiler la face et se mettre en ménage bon an mal an pour vivre « mal accompagné(e)s » (selon l’expression consacrée) plutôt que seul(e)s dans une cage-à-poule-de-BOBO-louée-à-prix-d’or mais certes un soupçon plus grande qu’un studio.<br />
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Peut-être que je suis une langue de pute sur le retour, qui rejoue maladroitement un sketch ancestral de la Joly.<br />
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Peut-être que je suis un viok frustré et naïf qui perçoit le mal-être des couples pas forcément bien assortis, quand il faut y voir sans doute une sorte d’accord tacite de vie-à-deux-même-si-c’est-pas-génial-mais-quand-même-mieux-qu’en-solo… de contrat de… comment dire ? de compagnonnage érotico-amical ? de camaraderie sexually-friendly.<br />
<br />
Au retour, en remontant Marcadet avec ma copine Sigmund Fred, alors qu’on devisait allégrement de la soirée qui-nous-avait-tant-soit-peu-barbés, on est passés devant la boîte échangiste qui remplace le café théâtre… (les riverains du bas d’la Butte savent de quoi je parle).<br />
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Au même moment, des clients allaient entrer, accueillis par un portier que j’ai aperçu dans la pénombre… C’est marrant mais je ne les trouvais pas assez vioks et ringards pour avoir la « gueule de l’emploi »… encore un préjugé (ben ouais, j’en ai comme tout le monde, j’assume…).<br />
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J’ai suggéré à Fred en gloussant (le shit, sans doute) qu’on les suive dans l’antre des mille-et-un-fantasmes à deux balles… Mais bon, ses talons aiguilles étaient chez le cordonnier et mon porte-jarretelles au pressing… ce sera pour une autre fois, dans une autre vie…<br />
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Peut-être que j’aurais pas dû fumer du shit. Ça laisse un goût amer au cidre doux…<br />
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;-)<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2008-01-27T05:08:45+01:00</dc:date></item><item><title>HAVING JUST TURNED FIFTY</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20070521031040/having-just-turned-fifty/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20070521031040/having-just-turned-fifty/</guid><description>
	Bon, alors les cheveux, les poils, c'est fait… Marrant d'ailleurs qu'on naisse quasi chauve pour le redevenir ou tendre vers un blanc immaculé, qui n'est certes plus virginal, à l'automne de sa vie…

	Les cernes, les pattes d'oie, les plis d'amertume, le teint gris d'après-fête, la surcharge pondérale, le dos bloqué, les jambes lourdes, on va dire que c'est fait aussi… Là, on a déjà du costaud, le package de base, on va dire. De quoi engraisser en vrac l'industrie cosmétologique, les officines de parapharmacie et son lot de poudres de Perlimpinpin, de formules régénératrices diverses et variées, sans parler du bataillon d'acupuncteurs, ostéopathes et autres chiropracteurs. 

	La clope ? Ouais, bon, je sais… Mais moi, j'aime ça. Et pis, euh… ça m'détend ! Même si ça coûte la peau des lucioles et qu'à la fin de l'année, ça pourrait me payer un voyage à… Enfin, j'ai pas d'arguments. A chacun ses petits vices, ou ses petits plaisirs. La clope tue, l'alcool aussi, la malbouffe aussi. Bref, on voudrait nous voir mourir en bonne santé… de là à nous faire croire qu'en ne fumant pas, on ne mourra pas un jour… Euh, si j'arrêtais de parler de la mort… sinon je vais plomber l'ambiance. Alors roule ton joint, avale ton Xanax ou ton Prozac ou vide ton verre de whisky, mais fait pas chier le peuple…

	Bon, la santé, l'hygiène de vie, c'est fait. Alors, voyons… Les gosses ? Ah oui… j'ai beau chercher dans le placard, sous le lit, dans les tiroirs de la commode ou ailleurs… Ben non, y en a pas. Et y en aura sans doute jamais. C'est pas faute d'en avoir voulu, mais la vie en a décidé autrement. Faut dire que j'ai pas non plus fait le forcing, car, après tout, je n'ai jamais détesté les femmes, loin s'en faut. Mais bon, je ne dois pas être multitâches ou multifonctions, comme ma Toyota… si, je t'assure, elle te fait la boutonnière en une seule manip… et même l'ourlet invisible, mais je ne le maîtrise pas trop, çui-là…

	Bon, je m'égare, sans doute parce que le sujet est délicat, sensible, et, qu'en bon écorché vif, j'essaye de trouver une pirouette qui ne vient pas. Oh, c'est pas le « drame » de ma vie, mais c'est sans doute une frustration… celle d'un amour particulier que je ne connaîtrai jamais. Je ne bêtifierai pas sur les premières dents, les premiers pas, la première rentrée à la maternelle, les premiers tours en vélo, les premiers genoux couronnés, les premières amourettes, la première boum, le premier joint… la première rébellion, la première fois qu'il me traitera de viok, parce que c'est dans l'ordre des choses… Ma foi, ça fait toujours une névrose en moins. Soyons positifs. Qu'est-ce que je lui aurais transmis à ce gosse, de toute façon ?... Est-ce que j'aurais été à la hauteur ?... L'histoire ne le dit pas.

	Bon, les gosses, c'est fait. Passons au reste…

	Les amours ?... Euh… JOKER !

	Et si je n'avais jamais vraiment aimé, et si je m'étais fourvoyé, comme beaucoup, à cause des fabuleuses conneries dont on nous a tant abreuvés dans l'enfance… Et si le Prince Charmant chmoutait du clap, et si Blanche-Neige était une salope de première ? À touzer toute la sainte journée avec ses Sept nabots, hein ? Et si ça s'trouve, le P'tit Chaperon Rouge, il a pris un pied d'enfer avec le loup, d'abord ! Même que ce saligaud, y s'est fait la mère-grand dans la foulée. Et hop ! Et vas-y que j'te tire la chevillette et t'as la bobinette en extase ! Boucle d'or, pareil… elle bouffe à tous les râteliers, elle essaye les lits des trois nounours, excusez du peu ! À mon humble avis, c'est pas uniquement pour tester la fermeté du multispires, si tu vois c'que j'veux dire.

	Nouvelle pirouette, because sujet sensible. Because la sexualité mâle, c'est compliqué. Le cerveau commande l'entrejambe et le cœur sème la panique en court-circuitant le tout. Le désir seul est souvent fugace, vite rassasié… post coïtum animal triste… et quand la tendresse, l'amour, l'affection, bref… tout le reste n'est pas au rendez-vous, ben c'est nullissime à souhait… en d'autres termes, on s'fait chier comme un rat mort. Tiens, j'vais te dire, j'aime autant faire ça tout seul… au moins, pas besoin de se taper une conversation insipide, inexistante, pour ne pas dire inutile. Et qu'on arrête de me saouler avec cette expression à la con : « c'est pour l'hygiène » ; je ne fais pas l'amour dans un bidet aseptisé ou un lavabo javellisé, et encore moins dans une salle d'op stérile. Enfin, chacun son truc. 

	Les amours, donc… Peut-être que je ne suis pas outillé pour, que je n'ai pas le bon mode d'emploi, que j'ai raté le coche parfois, que je m'y suis mal pris, que j'ai rien compris au film… et que j'ai trop longtemps refoulé mon penchant pour les garçons, en sublimant des filles que je n'aimais peut-être pas assez… parce que, bon an mal an, j'ai toujours été entouré, et puis je vivais en province, et puis c'était pas la même époque, et puis… à quoi bon chercher à justifier ce qui n'a sans doute pas d'explication…

	Peut-être que je suis uniquement fait pour l'amitié, la vraie… celle qui te transporte, qui dure et perdure au fil du temps ; qui te fait chialer ta race, entre deux confidences, à quatre heures du matin et te sentir tellement bien après ; celle qui rime avec convivialité autour d'une bonne table, où tu retardes le moment de payer la note et de rentrer… seul… rejoindre ton lit ; celle qui te fait rire aux larmes au téléphone ou en direct live ; celle qui ne se dit pas, qui se comprend, qui se vit dans un regard, un geste, un simple mot écrit ou prononcé ; celle qui rime avec complicité et qui m'est in-dis-pen-sa-ble ; celle qui transcende l'amour, à tel point que le sexe n'a aucune raison d'être, si bien que l'ambiguïté ne viendra jamais troubler cet accord quasi parfait avec ce frère ou cette sœur qui t'a choisi et que tu as choisi, parce que c'était lui, parce que c'était elle, parce c'était toi… et que dans vingt ans vous rirez encore des mêmes conneries et qu'en dépit de la distance, au fil du temps, vous aurez toujours plaisir à vous retrouver.

	Bon, ben voilà c'est plié. J'ai poussé mon cri il y a cinquante piges à la clinique Mustapha d'Alger… Tu sais quoi ? Même pas mal !
	On ne refait pas sa vie, on continue son chemin…	

        ;-)</description><content:encoded><![CDATA[<br />
	Bon, alors les cheveux, les poils, c’est fait… Marrant d’ailleurs qu’on naisse quasi chauve pour le redevenir ou tendre vers un blanc immaculé, qui n’est certes plus virginal, à l’automne de sa vie…<br />
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	Les cernes, les pattes d’oie, les plis d’amertume, le teint gris d’après-fête, la surcharge pondérale, le dos bloqué, les jambes lourdes, on va dire que c’est fait aussi… Là, on a déjà du costaud, le package de base, on va dire. De quoi engraisser en vrac l’industrie cosmétologique, les officines de parapharmacie et son lot de poudres de Perlimpinpin, de formules régénératrices diverses et variées, sans parler du bataillon d’acupuncteurs, ostéopathes et autres chiropracteurs. <br />
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	La clope ? Ouais, bon, je sais… Mais moi, j’aime ça. Et pis, euh… ça m’détend ! Même si ça coûte la peau des lucioles et qu’à la fin de l’année, ça pourrait me payer un voyage à… Enfin, j’ai pas d’arguments. A chacun ses petits vices, ou ses petits plaisirs. La clope tue, l’alcool aussi, la malbouffe aussi. Bref, on voudrait nous voir mourir en bonne santé… de là à nous faire croire qu’en ne fumant pas, on ne mourra pas un jour… Euh, si j’arrêtais de parler de la mort… sinon je vais plomber l’ambiance. Alors roule ton joint, avale ton Xanax ou ton Prozac ou vide ton verre de whisky, mais fait pas chier le peuple…<br />
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	Bon, la santé, l’hygiène de vie, c’est fait. Alors, voyons… Les gosses ? Ah oui… j’ai beau chercher dans le placard, sous le lit, dans les tiroirs de la commode ou ailleurs… Ben non, y en a pas. Et y en aura sans doute jamais. C’est pas faute d’en avoir voulu, mais la vie en a décidé autrement. Faut dire que j’ai pas non plus fait le forcing, car, après tout, je n’ai jamais détesté les femmes, loin s’en faut. Mais bon, je ne dois pas être multitâches ou multifonctions, comme ma Toyota… si, je t’assure, elle te fait la boutonnière en une seule manip… et même l’ourlet invisible, mais je ne le maîtrise pas trop, çui-là…<br />
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	Bon, je m’égare, sans doute parce que le sujet est délicat, sensible, et, qu’en bon écorché vif, j’essaye de trouver une pirouette qui ne vient pas. Oh, c’est pas le « drame » de ma vie, mais c’est sans doute une frustration… celle d’un amour particulier que je ne connaîtrai jamais. Je ne bêtifierai pas sur les premières dents, les premiers pas, la première rentrée à la maternelle, les premiers tours en vélo, les premiers genoux couronnés, les premières amourettes, la première boum, le premier joint… la première rébellion, la première fois qu’il me traitera de viok, parce que c’est dans l’ordre des choses… Ma foi, ça fait toujours une névrose en moins. Soyons positifs. Qu’est-ce que je lui aurais transmis à ce gosse, de toute façon ?... Est-ce que j’aurais été à la hauteur ?... L’histoire ne le dit pas.<br />
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	Bon, les gosses, c’est fait. Passons au reste…<br />
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	Les amours ?... Euh… JOKER !<br />
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	Et si je n’avais jamais vraiment aimé, et si je m’étais fourvoyé, comme beaucoup, à cause des fabuleuses conneries dont on nous a tant abreuvés dans l’enfance… Et si le Prince Charmant chmoutait du clap, et si Blanche-Neige était une salope de première ? À touzer toute la sainte journée avec ses Sept nabots, hein ? Et si ça s’trouve, le P’tit Chaperon Rouge, il a pris un pied d’enfer avec le loup, d’abord ! Même que ce saligaud, y s’est fait la mère-grand dans la foulée. Et hop ! Et vas-y que j’te tire la chevillette et t’as la bobinette en extase ! Boucle d’or, pareil… elle bouffe à tous les râteliers, elle essaye les lits des trois nounours, excusez du peu ! À mon humble avis, c’est pas uniquement pour tester la fermeté du multispires, si tu vois c’que j’veux dire.<br />
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	Nouvelle pirouette, because sujet sensible. Because la sexualité mâle, c’est compliqué. Le cerveau commande l’entrejambe et le cœur sème la panique en court-circuitant le tout. Le désir seul est souvent fugace, vite rassasié… post coïtum animal triste… et quand la tendresse, l’amour, l’affection, bref… tout le reste n’est pas au rendez-vous, ben c’est nullissime à souhait… en d’autres termes, on s’fait chier comme un rat mort. Tiens, j’vais te dire, j’aime autant faire ça tout seul… au moins, pas besoin de se taper une conversation insipide, inexistante, pour ne pas dire inutile. Et qu’on arrête de me saouler avec cette expression à la con : « c’est pour l’hygiène » ; je ne fais pas l’amour dans un bidet aseptisé ou un lavabo javellisé, et encore moins dans une salle d’op stérile. Enfin, chacun son truc. <br />
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	Les amours, donc… Peut-être que je ne suis pas outillé pour, que je n’ai pas le bon mode d’emploi, que j’ai raté le coche parfois, que je m’y suis mal pris, que j’ai rien compris au film… et que j’ai trop longtemps refoulé mon penchant pour les garçons, en sublimant des filles que je n’aimais peut-être pas assez… parce que, bon an mal an, j’ai toujours été entouré, et puis je vivais en province, et puis c’était pas la même époque, et puis… à quoi bon chercher à justifier ce qui n’a sans doute pas d’explication…<br />
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	Peut-être que je suis uniquement fait pour l’amitié, la vraie… celle qui te transporte, qui dure et perdure au fil du temps ; qui te fait chialer ta race, entre deux confidences, à quatre heures du matin et te sentir tellement bien après ; celle qui rime avec convivialité autour d’une bonne table, où tu retardes le moment de payer la note et de rentrer… seul… rejoindre ton lit ; celle qui te fait rire aux larmes au téléphone ou en direct live ; celle qui ne se dit pas, qui se comprend, qui se vit dans un regard, un geste, un simple mot écrit ou prononcé ; celle qui rime avec complicité et qui m’est in-dis-pen-sa-ble ; celle qui transcende l’amour, à tel point que le sexe n’a aucune raison d’être, si bien que l’ambiguïté ne viendra jamais troubler cet accord quasi parfait avec ce frère ou cette sœur qui t’a choisi et que tu as choisi, parce que c’était lui, parce que c’était elle, parce c’était toi… et que dans vingt ans vous rirez encore des mêmes conneries et qu’en dépit de la distance, au fil du temps, vous aurez toujours plaisir à vous retrouver.<br />
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	Bon, ben voilà c’est plié. J’ai poussé mon cri il y a cinquante piges à la clinique Mustapha d’Alger… Tu sais quoi ? Même pas mal !<br />
	On ne refait pas sa vie, on continue son chemin…	<br />
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        ;-)]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2007-05-21T03:10:40+01:00</dc:date></item><item><title>TURNING FIFTY SOON</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20070519035751/turning-fifty-soon/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20070519035751/turning-fifty-soon/</guid><description>Il est un matin dans l'existence où, devant son miroir, on n'a plus besoin de contempler ses cheveux gris, ou leur absence, pour songer, nostalgique, au passé. Pourtant, sans doute par crainte du futur, les expressions s'obstinent à maquiller le présent. Ainsi, pour faire plus chic, la tignasse se voit qualifiée de « poivre et sel », de même que les tempes deviennent « argentées ». Comme pour braver le désespoir, on cède à l'ironie en disant qu'on se « déplume », qu'on se « dégarnit »… quand ce ne sont pas les autres, généralement plus jeunes ou déjà atteints de calvitie, qui, non sans une certaine jubilation, usent et abusent de ce genre d'euphémisme.

Il est un soir où le Q 10, les ampoules coup d'éclat au germe de blé et autres anticernes aux peptides sont autant de cataplasmes sur jambe de bois, le temps d'une fête prolongée jusqu'à l'aube, histoire de donner le change à ces agaçants teints frais comme la rosée, même sous la boule à facettes, à ces irritants cheveux drus en pétard, à ces horripilants ventres plats qui flottent dans du 38.

Certes, la cuisse reste ferme et le jarret tonique, mais l'abdomen ne supporte guère la posture de profil, surtout lorsqu'il a fait bombance. Certes, l'épaule est toujours d'équerre ; le reste aussi, en certaines circonstances que la pudeur évitera de préciser plus avant ; le bras ne mollit pas ; les pecs ne subissent pas trop l'attraction terrestre… pas encore, contrairement à d'autres attributs placés plus bas, dont le mouvement de balancier peut se révéler toutefois fort ludique quand Éros est de la partie ;  la fesse demeure charnue, un peu trop sans doute, même si la cambrure n'a jamais pu rivaliser avec celle d'un champion du ballon, fût-il ovale ou rond, d'un toréador ou d'un natif de Ouagadougou.

Certes, les fleurs de cimetière ne constellent pas encore la main et les poils de l'avant-bras semblent rester soyeux et sombres, quitte à blondir le temps d'un séjour prolongé au bord de l'océan, quand la carnation écrevisse biafinisée à l'envi laisse enfin la place à un hâle agréable qu'on a la fierté d'arborer, une fois de retour à la capitale.

Et l'on ne se sent pas moins fringant lorsqu'au prix d'une diète suivie sans trop d'écarts, on a le plaisir de resserrer d'un cran la ceinture qui sangle le treillis urbain multi-poches, sous peine de le perdre en foulant le pavé ou le dance floor, et d'enfiler sans complexe un tee-shirt de bon aloi qui tend plus vers le L que le XXL. On peut alors reléguer aux orties la salopette cache-misère ou la chemise informe, quand ce n'est pas la djellaba d'intérieur pour recevoir ses invités à dîner.

Il est une nuit d'insomnie paisible, presque sereine, où l'écriture permet d'évacuer l'angoisse du temps qui passe, à grand renfort d'autodérision. On retrouve alors le sourire au fil des lignes délirantes qu'on a couchées sur le papier et qu'on espère drolatiques pour les éventuels lecteurs, tandis qu'Oscar Wilde vient à notre rescousse pour affirmer : « It's better to be a has-been than a never was. »
;-)
</description><content:encoded><![CDATA[Il est un matin dans l’existence où, devant son miroir, on n’a plus besoin de contempler ses cheveux gris, ou leur absence, pour songer, nostalgique, au passé. Pourtant, sans doute par crainte du futur, les expressions s’obstinent à maquiller le présent. Ainsi, pour faire plus chic, la tignasse se voit qualifiée de « poivre et sel », de même que les tempes deviennent « argentées ». Comme pour braver le désespoir, on cède à l’ironie en disant qu’on se « déplume », qu’on se « dégarnit »… quand ce ne sont pas les autres, généralement plus jeunes ou déjà atteints de calvitie, qui, non sans une certaine jubilation, usent et abusent de ce genre d’euphémisme.<br />
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Il est un soir où le Q 10, les ampoules coup d’éclat au germe de blé et autres anticernes aux peptides sont autant de cataplasmes sur jambe de bois, le temps d’une fête prolongée jusqu’à l’aube, histoire de donner le change à ces agaçants teints frais comme la rosée, même sous la boule à facettes, à ces irritants cheveux drus en pétard, à ces horripilants ventres plats qui flottent dans du 38.<br />
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Certes, la cuisse reste ferme et le jarret tonique, mais l’abdomen ne supporte guère la posture de profil, surtout lorsqu’il a fait bombance. Certes, l’épaule est toujours d’équerre ; le reste aussi, en certaines circonstances que la pudeur évitera de préciser plus avant ; le bras ne mollit pas ; les pecs ne subissent pas trop l’attraction terrestre… pas encore, contrairement à d’autres attributs placés plus bas, dont le mouvement de balancier peut se révéler toutefois fort ludique quand Éros est de la partie ;  la fesse demeure charnue, un peu trop sans doute, même si la cambrure n’a jamais pu rivaliser avec celle d’un champion du ballon, fût-il ovale ou rond, d’un toréador ou d’un natif de Ouagadougou.<br />
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Certes, les fleurs de cimetière ne constellent pas encore la main et les poils de l’avant-bras semblent rester soyeux et sombres, quitte à blondir le temps d’un séjour prolongé au bord de l’océan, quand la carnation écrevisse biafinisée à l’envi laisse enfin la place à un hâle agréable qu’on a la fierté d’arborer, une fois de retour à la capitale.<br />
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Et l’on ne se sent pas moins fringant lorsqu’au prix d’une diète suivie sans trop d’écarts, on a le plaisir de resserrer d’un cran la ceinture qui sangle le treillis urbain multi-poches, sous peine de le perdre en foulant le pavé ou le dance floor, et d’enfiler sans complexe un tee-shirt de bon aloi qui tend plus vers le L que le XXL. On peut alors reléguer aux orties la salopette cache-misère ou la chemise informe, quand ce n’est pas la djellaba d’intérieur pour recevoir ses invités à dîner.<br />
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Il est une nuit d’insomnie paisible, presque sereine, où l’écriture permet d’évacuer l’angoisse du temps qui passe, à grand renfort d’autodérision. On retrouve alors le sourire au fil des lignes délirantes qu’on a couchées sur le papier et qu’on espère drolatiques pour les éventuels lecteurs, tandis qu’Oscar Wilde vient à notre rescousse pour affirmer : « It’s better to be a has-been than a never was. »<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2007-05-19T03:57:51+01:00</dc:date></item><item><title>Clair de lune à Bastille</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20070507103605/clair-de-lune-a-bastille/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20070507103605/clair-de-lune-a-bastille/</guid><description>

:-)</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/z/a/zapenfeld/20070507-1544348562463ee4d1c5292.jpg" width="700" height="558" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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:-)]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2007-05-07T10:36:05+01:00</dc:date></item><item><title>MORCEAU CHOISI</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20070226155829/morceau-choisi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20070226155829/morceau-choisi/</guid><description>[...] Le jour où il se rasa le crâne et se fit teindre les poils pubiens en Bobo Réal n°69-Bis « sous-bois automnal », je devinai à sa dégaine qu'il avait remisé ses kilts JPG au grenier de sa propriété solognote et ses tee-shirts Drop Dead &amp;amp; Garbage au Secours populaire.

L'oeil torve et la lippe boudeuse, il tituba vers le comptoir et, Marie-Ségolène, ma première vendeuse, manqua défaillir sous la forte haleine de bourricot des Carpathes andropausé qu'il dégageait, comme il éructa, entre deux hoquets :

— Tu as gagné, mon chou. Seuls tes haillons outrageusement dispendieux sont susceptibles de magnifier ma carnation d'albâtre. Dussé-je me priver de Guerlain et d'ortolans kasher au prochain Hanoukka, désormais, je m'habillerai chez toi. Mais si j'paie en liquide, tu m'fais toujours 30%, hein ?[…]

Tintin Laridondelle, « Fashion Victim », Éd. Rainbow, 2007.
</description><content:encoded><![CDATA[[...] Le jour où il se rasa le crâne et se fit teindre les poils pubiens en Bobo Réal n°69-Bis « sous-bois automnal », je devinai à sa dégaine qu’il avait remisé ses kilts JPG au grenier de sa propriété solognote et ses tee-shirts Drop Dead & Garbage au Secours populaire.<br />
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L’oeil torve et la lippe boudeuse, il tituba vers le comptoir et, Marie-Ségolène, ma première vendeuse, manqua défaillir sous la forte haleine de bourricot des Carpathes andropausé qu’il dégageait, comme il éructa, entre deux hoquets :<br />
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— Tu as gagné, mon chou. Seuls tes haillons outrageusement dispendieux sont susceptibles de magnifier ma carnation d’albâtre. Dussé-je me priver de Guerlain et d’ortolans kasher au prochain Hanoukka, désormais, je m’habillerai chez toi. Mais si j’paie en liquide, tu m’fais toujours 30%, hein ?[…]<br />
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Tintin Laridondelle, « Fashion Victim », Éd. Rainbow, 2007.<br />
]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2007-02-26T15:58:29+01:00</dc:date></item><item><title>The Kiss</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060924033256/the-kiss/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060924033256/the-kiss/</guid><description>
The guy is hot. Definitely. Yet not that kinda bragging straightforward hot that really sucks. He isn't chatting you up anymore… he doesn't seem to do so at least. You guess he's as confused as you are.

At long last both of you have just spent more than a quick chit-chat lunch together. You had a drink somewhere earlier in the evening, then moved away to wine and dine somewhere else. No matter how good the food or the wine was. You don't even remember what you ate and drank… and perhaps you drank a little bit more than usual. Who cares? You feel like walking in the air right now. Does he feel that way, too?

The night is still young yet both of you must part, and both of you don't seem to want to… as if neither he nor you would like to spoil the magic of the moment. Everything is possible. Yet neither he nor you want to hurry things. By unspoken agreement you both decide to stroll side by side.

No need to speak anymore. You just walk quietly, exchanging knowing glances and smiles now and then. You guess you'd like to take his hand yet you don't need to, as if his whole presence were enough to guide you along that paved and rather dark alley. 

Round the corner both of you stop and seem to take a deep breath before your eyes meet again. You guess you'd like to drown into that sparkling look of his. Like somewhat shy teenagers, both of you clumsily yet gently hug. You can't help breathing his smell which is a mixture of tobacco, alcohol, perfume, whatever… it's been a long time since you haven't got a whiff of such an exhilarating quality.

With a fairly gentle pressure of his body against yours he kisses your cheek, then turns his head and softly brushes his lips against yours in a kinda smile. You're at a loss for words. You sort of fluff his hair returning him the peck and the smile. The guy is not yours. And you don't share. You can't. And he's smart enough to know it. Anyway, part of him is already not here anymore. You read it in his eyes. 

Needless to say your life presently bears a resemblance to some cheap romance novel. Yet as pathetic as it may sound, that's no fiction.

Both of you eventually let go of each other as you teasingly entwine fingers before parting for good. “See ya sometime,” he whispers, then goes on his way in a shadow of a smile. “Anytime, anywhere…” you playfully answer as you leave in the opposite direction.

No need to turn back. No need to feel sad. You knew it all along. No need to rush things. Just cherish that precious moment. Then live and let live…

;-)
</description><content:encoded><![CDATA[<br />
The guy is hot. Definitely. Yet not that kinda bragging straightforward hot that really sucks. He isn’t chatting you up anymore… he doesn’t seem to do so at least. You guess he’s as confused as you are.<br />
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At long last both of you have just spent more than a quick chit-chat lunch together. You had a drink somewhere earlier in the evening, then moved away to wine and dine somewhere else. No matter how good the food or the wine was. You don’t even remember what you ate and drank… and perhaps you drank a little bit more than usual. Who cares? You feel like walking in the air right now. Does he feel that way, too?<br />
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The night is still young yet both of you must part, and both of you don’t seem to want to… as if neither he nor you would like to spoil the magic of the moment. Everything is possible. Yet neither he nor you want to hurry things. By unspoken agreement you both decide to stroll side by side.<br />
<br />
No need to speak anymore. You just walk quietly, exchanging knowing glances and smiles now and then. You guess you’d like to take his hand yet you don’t need to, as if his whole presence were enough to guide you along that paved and rather dark alley. <br />
<br />
Round the corner both of you stop and seem to take a deep breath before your eyes meet again. You guess you’d like to drown into that sparkling look of his. Like somewhat shy teenagers, both of you clumsily yet gently hug. You can’t help breathing his smell which is a mixture of tobacco, alcohol, perfume, whatever… it’s been a long time since you haven’t got a whiff of such an exhilarating quality.<br />
<br />
With a fairly gentle pressure of his body against yours he kisses your cheek, then turns his head and softly brushes his lips against yours in a kinda smile. You’re at a loss for words. You sort of fluff his hair returning him the peck and the smile. The guy is not yours. And you don’t share. You can’t. And he’s smart enough to know it. Anyway, part of him is already not here anymore. You read it in his eyes. <br />
<br />
Needless to say your life presently bears a resemblance to some cheap romance novel. Yet as pathetic as it may sound, that’s no fiction.<br />
<br />
Both of you eventually let go of each other as you teasingly entwine fingers before parting for good. “See ya sometime,” he whispers, then goes on his way in a shadow of a smile. “Anytime, anywhere…” you playfully answer as you leave in the opposite direction.<br />
<br />
No need to turn back. No need to feel sad. You knew it all along. No need to rush things. Just cherish that precious moment. Then live and let live…<br />
<br />
;-)<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/z/a/zapenfeld/20060924-17167424714515dfd358c55.jpg" width="339" height="221" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2006-09-24T03:32:56+01:00</dc:date></item><item><title>VIRE TON COCKRING, SI T'AS CHAUD / 3</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060330193503/vire-ton-cockring-si-t-as-chaud-3/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060330193503/vire-ton-cockring-si-t-as-chaud-3/</guid><description>— ‘tain, heureusement qu'on a eu la réduc' Queer's Club, sinon j'le plantais là, c'vendeur de Prisu !
— Ouais, gravissime ! J'ai bien cru qu'il ôterait pas ses pattes de mon jean !
— Et moi qu'tu te laisserais faire jusqu'au bout…
— Arrête de m'prendre le chou. Non seulement, c'est un viok qu'a au moins 35 ans et tu sais bien qu'c'est pas mon type.
— Ouais, mais ton attitude chaudasse, pas vraiment top.
— Et la sienne hyper-relou. Y s'la pète un max dans la boutique, vu qu'son boss est aux Caraïbes. C'est rien qu'une pauv' tache.
— ‘manière on s'en tape, et c'est le top, vu qu'on a nos Dropdead &amp;amp; Garbage avec 30% de réduc'. Y vont être verts Chez Boys ‘R Us !
— Bon, on va pas faire le réveillon d'ssus. On s'prend un energy drink au Pipe-Hole, j'connais Childéric, le barman… c'est un ex.
— Trop cool. Chuis vanné d'chez vanné. ‘tain, le shopping, ça tue sa race plus que le Gym-Naze-Club !

Glou-glou…
Glou-glou…
Burp !
(sorry)

— ‘tain, hier soir, j'ai maté La Nouvelle Star. Naze de chez naze, les starlettes !
— Sans déc ? J'ai maté aussi ! Ça craint un max, leurs songs.
— Et l'aut' bimbo qui s'la jouait top-classe, alors qu'elle pouvait pas aligner trois notes sans faire un couac.
— C'est clair, on d'mande pas la fille d'la Callas, mais un minimum, quoi… Enfin… tu vois c'que j'veux dire, quoi…
— C'est qui la Callas ?
— J'hallucine ! Tu connais pas ? C'est l'top ! T'as pas entendu le remix de Carmen par DJ Rollmops sur la compil Operatic Bastringue ?
— Ben, naaan… En tout cas, suffit pas d'être canon… Pareil pour les mecs.
— C'est clair !
— T'imagines l'image qu'ils donnent de not' génération ? Toujours à chialer leur race dès qu'le Manu Katché leur fait une remarque.
— Hyper-craignos, moi j'dis.
— ‘tain, y sait pourtant d'quoi y cause, quoi !
— Exact… j'veux dire, t'as les good vibes ou tu les as pas.
— C'est clair.  Oh fuuuuuuuuuck ! Ça tache le soda mangue sans additif ?
— Chais pas… Mets un peu d'eau, naaan ?
— ‘tain, chuis dég' de la life ! J'viens d'm'en renverser sur mon D &amp;amp; G  tout neuf !
— Mort de rire ! T'avais pas b'soin d'le garder quand l'vendeur a dit qu'il te f'sait un cul d'enfer…
— C'est ça, marre-toi !… Hé,  Childé ! T'aurais pas une carafe d'eau ?
— Si ça s'trouve, ça a même traversé… Bonjour le shorty CK blanc pur coton ! T'as plus qu'à l'fout' à la poub' en rentrant…
— Ta gueule ou j't'inscris d'office à la prochaine Nouvelle Star !

;-)


</description><content:encoded><![CDATA[— ‘tain, heureusement qu’on a eu la réduc’ Queer’s Club, sinon j’le plantais là, c’vendeur de Prisu !<br />
— Ouais, gravissime ! J’ai bien cru qu’il ôterait pas ses pattes de mon jean !<br />
— Et moi qu’tu te laisserais faire jusqu’au bout…<br />
— Arrête de m’prendre le chou. Non seulement, c’est un viok qu’a au moins 35 ans et tu sais bien qu’c’est pas mon type.<br />
— Ouais, mais ton attitude chaudasse, pas vraiment top.<br />
— Et la sienne hyper-relou. Y s’la pète un max dans la boutique, vu qu’son boss est aux Caraïbes. C’est rien qu’une pauv’ tache.<br />
— ‘manière on s’en tape, et c’est le top, vu qu’on a nos Dropdead & Garbage avec 30% de réduc’. Y vont être verts Chez Boys ‘R Us !<br />
— Bon, on va pas faire le réveillon d’ssus. On s’prend un energy drink au Pipe-Hole, j’connais Childéric, le barman… c’est un ex.<br />
— Trop cool. Chuis vanné d’chez vanné. ‘tain, le shopping, ça tue sa race plus que le Gym-Naze-Club !<br />
<br />
Glou-glou…<br />
Glou-glou…<br />
Burp !<br />
(sorry)<br />
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— ‘tain, hier soir, j’ai maté La Nouvelle Star. Naze de chez naze, les starlettes !<br />
— Sans déc ? J’ai maté aussi ! Ça craint un max, leurs songs.<br />
— Et l’aut’ bimbo qui s’la jouait top-classe, alors qu’elle pouvait pas aligner trois notes sans faire un couac.<br />
— C’est clair, on d’mande pas la fille d’la Callas, mais un minimum, quoi… Enfin… tu vois c’que j’veux dire, quoi…<br />
— C’est qui la Callas ?<br />
— J’hallucine ! Tu connais pas ? C’est l’top ! T’as pas entendu le remix de Carmen par DJ Rollmops sur la compil Operatic Bastringue ?<br />
— Ben, naaan… En tout cas, suffit pas d’être canon… Pareil pour les mecs.<br />
— C’est clair !<br />
— T’imagines l’image qu’ils donnent de not’ génération ? Toujours à chialer leur race dès qu’le Manu Katché leur fait une remarque.<br />
— Hyper-craignos, moi j’dis.<br />
— ‘tain, y sait pourtant d’quoi y cause, quoi !<br />
— Exact… j’veux dire, t’as les good vibes ou tu les as pas.<br />
— C’est clair.  Oh fuuuuuuuuuck ! Ça tache le soda mangue sans additif ?<br />
— Chais pas… Mets un peu d’eau, naaan ?<br />
— ‘tain, chuis dég’ de la life ! J’viens d’m’en renverser sur mon D & G  tout neuf !<br />
— Mort de rire ! T’avais pas b’soin d’le garder quand l’vendeur a dit qu’il te f’sait un cul d’enfer…<br />
— C’est ça, marre-toi !… Hé,  Childé ! T’aurais pas une carafe d’eau ?<br />
— Si ça s’trouve, ça a même traversé… Bonjour le shorty CK blanc pur coton ! T’as plus qu’à l’fout’ à la poub’ en rentrant…<br />
— Ta gueule ou j’t’inscris d’office à la prochaine Nouvelle Star !<br />
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;-)<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2006-03-30T19:35:03+01:00</dc:date></item><item><title>VIRE TON COCKRING, SI T'AS CHAUD / 2</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060329153519/vire-ton-cockring-si-t-as-chaud-2/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060329153519/vire-ton-cockring-si-t-as-chaud-2/</guid><description>— ‘tain, l'horreur !
— Qu'est-ce t'as encore à chouiner ta race ?
— Ricky Tartine a pris du bide, t'as pas vu les photos avec son mec sur la plage ?
— Naaan ! Sérieux ?
— J'te promets ! Même que l'rédac'chef de Tutu a crisé un max… il en était raide dingue et maint'nant, paraît qu'il a résilié sa Carte Gold au Gym-Naze-Club…
— ‘tain, grave…
— Le blème, c'est qu'il est en dev'nu mutique, genre comme s'il avait vu la Vierge…
— Et nous, tu crois qu'on va couvrir l'événement chez Boys' R' Us ?
— Je veux, ouais ! Même que Jason a déjà le titre de l'article !
— Sans déc' ?
— Ouais… Un… Dos… Graisse !
— Waow ! Ça arrache !
— Mouais, et moi, faut que j'me tape un papier sur Ramonna !
— ‘tain, cette blondasse qui pourrait être not' grand-mère !
— Mamie Ramonna, Reine du Disco Revival…
— En attendant, elle a la cuisse ferme et pas un poil de bide… elle doit bouffer bio.
— N'empêche, paraît que le look Ricky Tartine, c'est déjà tendance !
— ‘tain, j'ai plus qu'à annuler mon rencard pour m'faire liposucer, alors…
— Ben, j'croyais que Pipo, le magasinier porthos, y t'faisait ça gratos à la réserve…
— Liposucer, j't'ai dit ! ‘tain, t'es grave !
— Qu'est-ce qu'y'a ? T'as tes ragnes ?
— Exact, c'est ta news qui m'rend vénère…
— Y'a d'quoi, remarque… Paraît même qu'y z'ont déjà reçu des faux bides en silicone chez Goulette ! Genre poignées d'amour amovibles, tu vois ? Sous les marques Funny Tummy et Bulgy Belly… Ça vient des States.
— Pour s'les faire greffer ?
— Naan, y'a une enveloppe de latex couleur chair, c'est réglable avec un scratch dans le dos. T'as même le choix du nombril…avec ou sans poils, dans plusieurs teintes.
— ‘tain, le délire ! 
— J'te dis, on est complèt'ment out avec nos bides de crevette.
— Et Pubienne Westgood ?
— Ben quoi ?
— Elle a loupé l'marché, c'te chiennasse ? Elle a pourtant cartonné avec ses faux-culs, naaan ?
— Elle l'a pas senti v'nir, j'crois. Pis, on peut pas être au four et au … boudin !
— M'fais pas rire, j'ai les muqueuses qui gercent… Bon, j'vais au distrib'… Tu veux un kawa ?
— Prends-moi plutôt un choc'… Et avec du vrai suc', hein ? Pas d'Aspartam ! Pis aussi deux croissants beurre et pâte d'amandes.
— Ça marche… J'me prends aussi des doughnuts et des muffins…
— ‘tain, on va éclater…
— C'est clair, mais faut qu'on engraisse.
— ‘tain, qu'est-ce qui faut pas faire pour êt' hype…
— Remarque, j'vais quand même me rencarder avec mon ex, qui bosse chez Goulette… il a la réduc' employé.
— Bon plan… manquerait plus qu'on paye plein pot, en plus !
— En attendant, prévois-toi un double cheese frites-mayo pour le déj'…
— ‘tain, j'en ai déjà les molaires qui baignent…

;-)
</description><content:encoded><![CDATA[— ‘tain, l’horreur !<br />
— Qu’est-ce t’as encore à chouiner ta race ?<br />
— Ricky Tartine a pris du bide, t’as pas vu les photos avec son mec sur la plage ?<br />
— Naaan ! Sérieux ?<br />
— J’te promets ! Même que l’rédac’chef de Tutu a crisé un max… il en était raide dingue et maint’nant, paraît qu’il a résilié sa Carte Gold au Gym-Naze-Club…<br />
— ‘tain, grave…<br />
— Le blème, c’est qu’il est en dev’nu mutique, genre comme s’il avait vu la Vierge…<br />
— Et nous, tu crois qu’on va couvrir l’événement chez Boys’ R’ Us ?<br />
— Je veux, ouais ! Même que Jason a déjà le titre de l’article !<br />
— Sans déc’ ?<br />
— Ouais… Un… Dos… Graisse !<br />
— Waow ! Ça arrache !<br />
— Mouais, et moi, faut que j’me tape un papier sur Ramonna !<br />
— ‘tain, cette blondasse qui pourrait être not’ grand-mère !<br />
— Mamie Ramonna, Reine du Disco Revival…<br />
— En attendant, elle a la cuisse ferme et pas un poil de bide… elle doit bouffer bio.<br />
— N’empêche, paraît que le look Ricky Tartine, c’est déjà tendance !<br />
— ‘tain, j’ai plus qu’à annuler mon rencard pour m’faire liposucer, alors…<br />
— Ben, j’croyais que Pipo, le magasinier porthos, y t’faisait ça gratos à la réserve…<br />
— Liposucer, j’t’ai dit ! ‘tain, t’es grave !<br />
— Qu’est-ce qu’y’a ? T’as tes ragnes ?<br />
— Exact, c’est ta news qui m’rend vénère…<br />
— Y’a d’quoi, remarque… Paraît même qu’y z’ont déjà reçu des faux bides en silicone chez Goulette ! Genre poignées d’amour amovibles, tu vois ? Sous les marques Funny Tummy et Bulgy Belly… Ça vient des States.<br />
— Pour s’les faire greffer ?<br />
— Naan, y’a une enveloppe de latex couleur chair, c’est réglable avec un scratch dans le dos. T’as même le choix du nombril…avec ou sans poils, dans plusieurs teintes.<br />
— ‘tain, le délire ! <br />
— J’te dis, on est complèt’ment out avec nos bides de crevette.<br />
— Et Pubienne Westgood ?<br />
— Ben quoi ?<br />
— Elle a loupé l’marché, c’te chiennasse ? Elle a pourtant cartonné avec ses faux-culs, naaan ?<br />
— Elle l’a pas senti v’nir, j’crois. Pis, on peut pas être au four et au … boudin !<br />
— M’fais pas rire, j’ai les muqueuses qui gercent… Bon, j’vais au distrib’… Tu veux un kawa ?<br />
— Prends-moi plutôt un choc’… Et avec du vrai suc’, hein ? Pas d’Aspartam ! Pis aussi deux croissants beurre et pâte d’amandes.<br />
— Ça marche… J’me prends aussi des doughnuts et des muffins…<br />
— ‘tain, on va éclater…<br />
— C’est clair, mais faut qu’on engraisse.<br />
— ‘tain, qu’est-ce qui faut pas faire pour êt’ hype…<br />
— Remarque, j’vais quand même me rencarder avec mon ex, qui bosse chez Goulette… il a la réduc’ employé.<br />
— Bon plan… manquerait plus qu’on paye plein pot, en plus !<br />
— En attendant, prévois-toi un double cheese frites-mayo pour le déj’…<br />
— ‘tain, j’en ai déjà les molaires qui baignent…<br />
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;-)<br />
]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2006-03-29T15:35:19+01:00</dc:date></item><item><title>VIRE TON COCKRING, SI T'AS CHAUD</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060328174939/vire-ton-cockring-si-t-as-chaud/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060328174939/vire-ton-cockring-si-t-as-chaud/</guid><description>— Ouais, tu sais, les gens, tout ça…'tain, ça me saoule grave, quoi.
— ‘tain, moi pareil.
— Naaan, j'veux dire, ça me gave, quoi..
— Ouais, c'est clair.
— Naaan, tu vois, moi, par exemple, j'ai l'air cool et tout.
— Ouais, ouais…
— ‘fin, j'veux dire, j'fais la fête, tout ça… Y'a pas d'soucis, quoi.
— Ouais, c'est clair.
— M'enfin, euh… bon… euh, j'veux dire les gens, y s'imaginent pas la pression qu'on a dans la s'maine au magazine.
— Exact, y z'ont pas idée…
— Non, j'veux dire, ça fout les boules… pis, y font ièche, Kevin et Chloé avec leurs manifs anti-CPE, tout ça… Y m'ont pris la tête tout à l'heure au bar.
— Ouais, c'est clair. On voit qu'y bossent pas, quoi.
— Y s'imaginent pas c'que c'est qu'd'avoir cette grosse pouffe de rédac' chef tout l'temps sur le portable… À minuit, l'aut'soir !
— Ouais… ‘tain, on les vole pas nos 3 000 reuss par mois.
— En plus, faut s'taper les vernissages, les avant-premières, tout ça…
— Arrête, tu vas m'filer la gerbe…
— Non, j'veux dire, faut qu'le mental y suive, quoi. Au fait, Rachel Boustifeld, elle t'a filé les invit's pour les soldes V.I.P. de la collec' Vintage de l'aut' naze  ?
— Tu parles de  Manolo Rastaqueer ? Ben, naaan…
— ‘tain, j'hallucine, elle a encore oublié ! Tu vas voir l'article que j'vais lui torcher, à cette vieille tapiole sur le r'tour !
— Ça lui fera les pattes. S'il s'imagine qu'on va les payer plein pot, ses guenilles made in China !
— Y s'fout l'doigt dans l'œil jusqu'à la prostate !
— Vicelard comme il est, y d'manderait pas mieux…
— Tu m'étonnes… Bon, j'me rentre. T'as la Twingo ?
— Naaan, elle est au garage, j'ai appelé un tacot. D'toute façon, chuis remboursé par Boys' R' Us.
— Moi, j'ai le 4X4 de Rolf. Y m'le prête pendant qu'il est en shooting à Saint-Barth.
— Trop cool…
— Après tout, il a bien profité d'mon duplex à Bastille, quand j'étais en stage à NYC.
— C'est clair. J'te vois d'main au cocktail d'Agathe Zeblouze chez Margin ?
— ‘tain, j'allais oublier… Pour la sortie d'la compil groove de l'aut' tache ?
— Ouais, Lazy Toy… tu parles d'un nom à la con… Paraît qu'y s'appelle Abdul et qu'y vient d'Sarcelles
— Tu m'étonnes… J'espère que le champ' s'ra pas tiède comme l'aut' fois.
— Y'a intérêt. Pis tu verras p'têt' Damien ?
— Laisse tomber, y sort avec Pablo…
— Sans déc' ? Ce gros nul  qui croyait qu'Armani faisait d'la ricotta ? 
— ‘tain, chuis dég' de la life !
— Y'a d'quoi. Bon, je m'arrache…
— Moi pareil… Sinon, va m'falloir trois tubes d'anti-cernes demain matin.
— Tu m'étonnes… Quand j'vois ma gueule, j'pense déjà au Botox. Paraît qu'Jason a un bon plan dans une clinique vraiment top, qui fait des réducs aux moins de trente ans…
— Trop cool, on en r'parle demain.
— Ça marche.
Smack ! Smack !
Smack ! Smack !

;-)


</description><content:encoded><![CDATA[— Ouais, tu sais, les gens, tout ça…’tain, ça me saoule grave, quoi.<br />
— ‘tain, moi pareil.<br />
— Naaan, j’veux dire, ça me gave, quoi..<br />
— Ouais, c’est clair.<br />
— Naaan, tu vois, moi, par exemple, j’ai l’air cool et tout.<br />
— Ouais, ouais…<br />
— ‘fin, j’veux dire, j’fais la fête, tout ça… Y’a pas d’soucis, quoi.<br />
— Ouais, c’est clair.<br />
— M’enfin, euh… bon… euh, j’veux dire les gens, y s’imaginent pas la pression qu’on a dans la s’maine au magazine.<br />
— Exact, y z’ont pas idée…<br />
— Non, j’veux dire, ça fout les boules… pis, y font ièche, Kevin et Chloé avec leurs manifs anti-CPE, tout ça… Y m’ont pris la tête tout à l’heure au bar.<br />
— Ouais, c’est clair. On voit qu’y bossent pas, quoi.<br />
— Y s’imaginent pas c’que c’est qu’d’avoir cette grosse pouffe de rédac’ chef tout l’temps sur le portable… À minuit, l’aut’soir !<br />
— Ouais… ‘tain, on les vole pas nos 3 000 reuss par mois.<br />
— En plus, faut s’taper les vernissages, les avant-premières, tout ça…<br />
— Arrête, tu vas m’filer la gerbe…<br />
— Non, j’veux dire, faut qu’le mental y suive, quoi. Au fait, Rachel Boustifeld, elle t’a filé les invit’s pour les soldes V.I.P. de la collec’ Vintage de l’aut’ naze  ?<br />
— Tu parles de  Manolo Rastaqueer ? Ben, naaan…<br />
— ‘tain, j’hallucine, elle a encore oublié ! Tu vas voir l’article que j’vais lui torcher, à cette vieille tapiole sur le r’tour !<br />
— Ça lui fera les pattes. S’il s’imagine qu’on va les payer plein pot, ses guenilles made in China !<br />
— Y s’fout l’doigt dans l’œil jusqu’à la prostate !<br />
— Vicelard comme il est, y d’manderait pas mieux…<br />
— Tu m’étonnes… Bon, j’me rentre. T’as la Twingo ?<br />
— Naaan, elle est au garage, j’ai appelé un tacot. D’toute façon, chuis remboursé par Boys’ R’ Us.<br />
— Moi, j’ai le 4X4 de Rolf. Y m’le prête pendant qu’il est en shooting à Saint-Barth.<br />
— Trop cool…<br />
— Après tout, il a bien profité d’mon duplex à Bastille, quand j’étais en stage à NYC.<br />
— C’est clair. J’te vois d’main au cocktail d’Agathe Zeblouze chez Margin ?<br />
— ‘tain, j’allais oublier… Pour la sortie d’la compil groove de l’aut’ tache ?<br />
— Ouais, Lazy Toy… tu parles d’un nom à la con… Paraît qu’y s’appelle Abdul et qu’y vient d’Sarcelles<br />
— Tu m’étonnes… J’espère que le champ’ s’ra pas tiède comme l’aut’ fois.<br />
— Y’a intérêt. Pis tu verras p’têt’ Damien ?<br />
— Laisse tomber, y sort avec Pablo…<br />
— Sans déc’ ? Ce gros nul  qui croyait qu’Armani faisait d’la ricotta ? <br />
— ‘tain, chuis dég’ de la life !<br />
— Y’a d’quoi. Bon, je m’arrache…<br />
— Moi pareil… Sinon, va m’falloir trois tubes d’anti-cernes demain matin.<br />
— Tu m’étonnes… Quand j’vois ma gueule, j’pense déjà au Botox. Paraît qu’Jason a un bon plan dans une clinique vraiment top, qui fait des réducs aux moins de trente ans…<br />
— Trop cool, on en r’parle demain.<br />
— Ça marche.<br />
Smack ! Smack !<br />
Smack ! Smack !<br />
<br />
;-)<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/z/a/zapenfeld/20060328-69853533044295ab2a48bf.jpg" width="500" height="377" border="1" alt="" title="" /></div><br />
]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2006-03-28T17:49:39+01:00</dc:date></item><item><title>LÂCHE-LA-MOI !</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060321163904/l-che-la-moi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060321163904/l-che-la-moi/</guid><description>(C'est mardi, c'est parodie ;-)

Lâche-la-moi, mon amour, je tombe de sommeil
Lâche-la-moi, ‘tain, j'ai sommeil, tu penses qu'à toi
Lâche-la-moi et n'oublie pas d'met' le réveil
Lâche-la-moi, grand fou, lâche-la-moi !
Mon amour, tu vois pas qu'je bâille aux corneilles
Mon amour,  évite de prendr' cet air narquois
Mon amour, mais non, chuis pas asexuel !
Lâche-la-moi, grand fou, lâche-la-moi !

Et si, pour changer, tu venais dans mes bras
Pour faire un câlin et des jeux d'mains pas vilains
Je calm'rai tes peurs et tu t'endormiras
Dans le lit moelleux, je me ferai langoureux
J'joue pas les grognons, encore moins les pucelles
On s'amus'ra d'main au p'tit train dans l'tunnel
Le corps tout fiévreux, le front couvert de sueur
On baiss'ra les voiles et on mettra la vapeur !

Lâche-la-moi et ne glousse pas comme une pintade !
T'as la gaule ? Bon ben, OK, mais j'y peux rien
Comme j'te l'dis : Pour te calmer, prends une douch' froide
Ou branle-toi tout seul dans ton coin !
Lâche-la-moi et, si l'voisin est d'la jaquette,
Va chez lui, pour t'occuper de son biniou :
« Bien l'bonjour, j'ai un problème avec mon mec
Il bande mou, Monsieur, il bande mou ! »

Mais soudain voilà, je m'éveille dans mon lit
Donc j'avais rêvé, oui, car tu me souris
Je sens sous ta main le P'tit Chose se raidir
Et je vois tes yeux qui scintillent de désir
Mais je crois pourtant que ce rêve a du bon
Grâce à lui, j'ai pu parodier une chanson
Chanson de printemps, chansonnette d'humour
Chanson de garçons, chanson de toujours.

Lâche-la-moi, mon amour, je tombe de sommeil
Lâche-la-moi, 'tain, j'ai sommeil, tu penses qu'à toi
Lâche-la-moi et n'oublie pas d'met' le réveil
Lâche-la-moi, grand fou, lâche-la-moi !
Mon amour, tu vois pas qu'je bâille aux corneilles
Mon amour,  évite de prendr' cet air narquois
Mon amour, mais non, chuis pas asexuel !
Lâche-la-moi, grand fou, lâche-la-moââââââ !

;-)

(Pardon à Charles T.)


</description><content:encoded><![CDATA[(C'est mardi, c'est parodie ;-)<br />
<br />
Lâche-la-moi, mon amour, je tombe de sommeil<br />
Lâche-la-moi, ‘tain, j’ai sommeil, tu penses qu’à toi<br />
Lâche-la-moi et n’oublie pas d’met’ le réveil<br />
Lâche-la-moi, grand fou, lâche-la-moi !<br />
Mon amour, tu vois pas qu’je bâille aux corneilles<br />
Mon amour,  évite de prendr’ cet air narquois<br />
Mon amour, mais non, chuis pas asexuel !<br />
Lâche-la-moi, grand fou, lâche-la-moi !<br />
<br />
Et si, pour changer, tu venais dans mes bras<br />
Pour faire un câlin et des jeux d’mains pas vilains<br />
Je calm’rai tes peurs et tu t’endormiras<br />
Dans le lit moelleux, je me ferai langoureux<br />
J’joue pas les grognons, encore moins les pucelles<br />
On s’amus’ra d’main au p’tit train dans l’tunnel<br />
Le corps tout fiévreux, le front couvert de sueur<br />
On baiss’ra les voiles et on mettra la vapeur !<br />
<br />
Lâche-la-moi et ne glousse pas comme une pintade !<br />
T’as la gaule ? Bon ben, OK, mais j’y peux rien<br />
Comme j’te l’dis : Pour te calmer, prends une douch’ froide<br />
Ou branle-toi tout seul dans ton coin !<br />
Lâche-la-moi et, si l’voisin est d’la jaquette,<br />
Va chez lui, pour t’occuper de son biniou :<br />
« Bien l’bonjour, j’ai un problème avec mon mec<br />
Il bande mou, Monsieur, il bande mou ! »<br />
<br />
Mais soudain voilà, je m’éveille dans mon lit<br />
Donc j’avais rêvé, oui, car tu me souris<br />
Je sens sous ta main le P’tit Chose se raidir<br />
Et je vois tes yeux qui scintillent de désir<br />
Mais je crois pourtant que ce rêve a du bon<br />
Grâce à lui, j’ai pu parodier une chanson<br />
Chanson de printemps, chansonnette d’humour<br />
Chanson de garçons, chanson de toujours.<br />
<br />
Lâche-la-moi, mon amour, je tombe de sommeil<br />
Lâche-la-moi, 'tain, j’ai sommeil, tu penses qu’à toi<br />
Lâche-la-moi et n’oublie pas d’met’ le réveil<br />
Lâche-la-moi, grand fou, lâche-la-moi !<br />
Mon amour, tu vois pas qu’je bâille aux corneilles<br />
Mon amour,  évite de prendr’ cet air narquois<br />
Mon amour, mais non, chuis pas asexuel !<br />
Lâche-la-moi, grand fou, lâche-la-moââââââ !<br />
<br />
;-)<br />
<br />
(Pardon à Charles T.)<br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/z/a/zapenfeld/20060321-162117553344201d82cac87.jpg" width="165" height="181" border="1" alt="" title="" /></div><br />
]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2006-03-21T16:39:04+01:00</dc:date></item><item><title>LA BOUFFAÏSSE</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060320184536/la-bouffa-sse/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060320184536/la-bouffa-sse/</guid><description>Vu d'ma f'nêtre, on dirait que le printemps est là, enfin… normalement. Mouais, un peu frisquet, methinks. Même le mimosa est tardif, c't'année….

M'enfin, pour un peu que le soleil montre son nez plusieurs jours d'affilée, le pavé de Paname va bientôt voir refleurir mollets de coq, baskets et pantacourts… jupes fleuries et sandalettes… tee-shirts et jeans légers du commerce équitable… avec tongs néo-babos aux pieds…

À chaque tribu, son dress-code. Dis-moi comment tu t'habilles, c'que tu manges, c'que t'écoutes comme zik… et j'te dirais qui tu es.

Mouais… et quand on se trémousse sur Madonna, mais qu'on rigole des facéties d'une Anaïs ou d'un Bénabar, ou encore qu'on chiale devant le Stabat Mater de Pergolese, on est qui, on est quoi ?

Quand on se régale avec un kébab et un Coke, mais qu'on apprécie aussi une daube à l'ancienne avec un Côte de Bourg, on est qui, on est quoi ?

Et quand on sait qu'on a dépassé la date de péremption pour faire la couverture de Tutu, qu'on n'en demeure pas moins un garçon sensible, qu'est loin de détester les femmes mais qui préfère s'endormir dans les bras de son mec, si toutefois il existe, le bougre… on est qui, on est quoi ?

Quand on croise rue Sainte-Croix ou ailleurs ces quadra-quinquas libidineux, sanglés dans leurs tee-shirts Petit bateau taille 16 ans, burinés au Point Soleil du coin, roulant des muscles, hypertrophiés à grand coup de Carte Gold au Gymnase-Club… Rambo pathétiques qui, telles des pintades en chaleur, s'ébrouent et remuent du croupion sur le dance-floor en hurlant avec Julie Piétri : « Èèèèèèèèèève, lèèèèèveu-toâââââ ! »

Tiens, quand pas plus tard qu'hier soir, dans une pizzeria au cœur du « quartier pour garçons sensibles et filles bricoleuses »… on n'a sous les yeux que des clones ou presque… Et ces deux-là qu'avaient la même coiffure à l'accroche-cœur subtilement gominé… et ces deux autres avec la même casquette à visière… surtout qu'à 22 h, c'est ‘achement utile, une casquette à visière !…

Et ces deux autres encore qui pouvaient pas bouffer leurs lasagnes sans rester scotchés l'un à l'autre comme des siamois… ‘tain, c'est pas vrai, y va pas lui donner la becquée aussi !…

Et l'autre,  seize ans et demie à tout casser… gueule pâlichonne et androgyne, tignasse grasse et Régécolor auburn à la Beatles (furieusement tendance) qui dévisage béatement son commensal… lequel pourrait être aisément son père… que dis-je ? son papy ! P'têt' que c'était son père, remarque, et qu'il en avait la garde le ouikende… faut pas voir le mal chez tous les mâles, m'enfin quand même…

Et les filles, elles étaient où ? À part les femmes de ma vie à ma table… j'crois qu'on pouvait les compter sur une main à peine dans cette mangeoire où le taux de testostérone au mètre carré battait tous les records…

Et pis, et pis… quand on lit c'qu'on lit à longueur de blogs sur l'affligeante déprime de djeunz bourges même pas trentenaires, gavés de thunes et changeant d'amants au gré de leur renouvellement de shorties Dolce &amp;amp; Gabbana…

Quand on voit défiler à longueur de forums cybernéticommunautaires une foultitude d'absurdités, de contrevérités, de fausses valeurs marketing et maraisiennes, érigées en principes incontournables… quand Cucul la Praloche côtoie sans vergogne Jojo la Provok à deux reuss,  et je passe sur le langage SMS devenue monnaie courante… eh bé, eh bé…

Eh bé, on a la bouffaïsse qui nous monteu, té ! comme dirait Mado la Niçoise.

Ou alors, c'est hormonal ?…

Ça doit être la pré-andropause qui m'travaille…

;-(


</description><content:encoded><![CDATA[Vu d’ma f’nêtre, on dirait que le printemps est là, enfin… normalement. Mouais, un peu frisquet, methinks. Même le mimosa est tardif, c’t’année….<br />
<br />
M’enfin, pour un peu que le soleil montre son nez plusieurs jours d’affilée, le pavé de Paname va bientôt voir refleurir mollets de coq, baskets et pantacourts… jupes fleuries et sandalettes… tee-shirts et jeans légers du commerce équitable… avec tongs néo-babos aux pieds…<br />
<br />
À chaque tribu, son dress-code. Dis-moi comment tu t’habilles, c’que tu manges, c’que t’écoutes comme zik… et j’te dirais qui tu es.<br />
<br />
Mouais… et quand on se trémousse sur Madonna, mais qu’on rigole des facéties d’une Anaïs ou d’un Bénabar, ou encore qu’on chiale devant le Stabat Mater de Pergolese, on est qui, on est quoi ?<br />
<br />
Quand on se régale avec un kébab et un Coke, mais qu’on apprécie aussi une daube à l’ancienne avec un Côte de Bourg, on est qui, on est quoi ?<br />
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Et quand on sait qu’on a dépassé la date de péremption pour faire la couverture de Tutu, qu’on n’en demeure pas moins un garçon sensible, qu’est loin de détester les femmes mais qui préfère s’endormir dans les bras de son mec, si toutefois il existe, le bougre… on est qui, on est quoi ?<br />
<br />
Quand on croise rue Sainte-Croix ou ailleurs ces quadra-quinquas libidineux, sanglés dans leurs tee-shirts Petit bateau taille 16 ans, burinés au Point Soleil du coin, roulant des muscles, hypertrophiés à grand coup de Carte Gold au Gymnase-Club… Rambo pathétiques qui, telles des pintades en chaleur, s’ébrouent et remuent du croupion sur le dance-floor en hurlant avec Julie Piétri : « Èèèèèèèèèève, lèèèèèveu-toâââââ ! »<br />
<br />
Tiens, quand pas plus tard qu’hier soir, dans une pizzeria au cœur du « quartier pour garçons sensibles et filles bricoleuses »… on n’a sous les yeux que des clones ou presque… Et ces deux-là qu’avaient la même coiffure à l’accroche-cœur subtilement gominé… et ces deux autres avec la même casquette à visière… surtout qu’à 22 h, c’est ‘achement utile, une casquette à visière !…<br />
<br />
Et ces deux autres encore qui pouvaient pas bouffer leurs lasagnes sans rester scotchés l’un à l’autre comme des siamois… ‘tain, c’est pas vrai, y va pas lui donner la becquée aussi !…<br />
<br />
Et l’autre,  seize ans et demie à tout casser… gueule pâlichonne et androgyne, tignasse grasse et Régécolor auburn à la Beatles (furieusement tendance) qui dévisage béatement son commensal… lequel pourrait être aisément son père… que dis-je ? son papy ! P’têt’ que c’était son père, remarque, et qu’il en avait la garde le ouikende… faut pas voir le mal chez tous les mâles, m’enfin quand même…<br />
<br />
Et les filles, elles étaient où ? À part les femmes de ma vie à ma table… j’crois qu’on pouvait les compter sur une main à peine dans cette mangeoire où le taux de testostérone au mètre carré battait tous les records…<br />
<br />
Et pis, et pis… quand on lit c’qu’on lit à longueur de blogs sur l’affligeante déprime de djeunz bourges même pas trentenaires, gavés de thunes et changeant d’amants au gré de leur renouvellement de shorties Dolce & Gabbana…<br />
<br />
Quand on voit défiler à longueur de forums cybernéticommunautaires une foultitude d’absurdités, de contrevérités, de fausses valeurs marketing et maraisiennes, érigées en principes incontournables… quand Cucul la Praloche côtoie sans vergogne Jojo la Provok à deux reuss,  et je passe sur le langage SMS devenue monnaie courante… eh bé, eh bé…<br />
<br />
Eh bé, on a la bouffaïsse qui nous monteu, té ! comme dirait Mado la Niçoise.<br />
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Ou alors, c’est hormonal ?…<br />
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Ça doit être la pré-andropause qui m’travaille…<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/z/a/zapenfeld/20060320-68680697441eea0073b5d.jpg" width="316" height="337" border="1" alt="" title="" /></div><br />
]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2006-03-20T18:45:36+01:00</dc:date></item><item><title>Cétoumouaça...</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060320164636/cetoumoua-a/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060320164636/cetoumoua-a/</guid><description>JJealousEExcitingAArtyNNice-NNeatOOddEExplosiveLLivelyName / Username:
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</description><content:encoded><![CDATA[<table bgcolor='#99ffff' border=3 bordercolor='#0033ff' cellspacing=0 cellpadding=3><tr><td align=center bgcolor=white><font size=+2 style='color: black;'>J</font></td><td valign=middle align=left><font style='color: black;'><b>Jealous</b></font></td></tr><tr><td align=center bgcolor=white><font size=+2 style='color: black;'>E</font></td><td valign=middle align=left><font style='color: black;'><b>Exciting</b></font></td></tr><tr><td align=center bgcolor=white><font size=+2 style='color: black;'>A</font></td><td valign=middle align=left><font style='color: black;'><b>Arty</b></font></td></tr><tr><td align=center bgcolor=white><font size=+2 style='color: black;'>N</font></td><td valign=middle align=left><font style='color: black;'><b>Nice</b></font></td></tr><tr><td align=center bgcolor=white><font size=+2 style='color: black;'>-</font></td><td valign=middle align=left><font style='color: black;'><b></b></font></td></tr><tr><td align=center bgcolor=white><font size=+2 style='color: black;'>N</font></td><td valign=middle align=left><font style='color: black;'><b>Neat</b></font></td></tr><tr><td align=center bgcolor=white><font size=+2 style='color: black;'>O</font></td><td valign=middle align=left><font style='color: black;'><b>Odd</b></font></td></tr><tr><td align=center bgcolor=white><font size=+2 style='color: black;'>E</font></td><td valign=middle align=left><font style='color: black;'><b>Explosive</b></font></td></tr><tr><td align=center bgcolor=white><font size=+2 style='color: black;'>L</font></td><td valign=middle align=left><font style='color: black;'><b>Lively</b></font></td></tr></table><BR><form method="POST" action="http://www.go-quiz.com/acronym/acronym.php">Name / Username:<input name="name"><BR><input type=submit value="Get your name acronym!"><BR><br />
</form><a href="http://www.go-quiz.com/acronym/acronym.php">Name Acronym Generator</a><BR>From <a href="http://www.go-quiz.com">Go-Quiz.com</a><br />
]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2006-03-20T16:46:36+01:00</dc:date></item><item><title>CINDERELLO</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060317163312/cinderello/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060317163312/cinderello/</guid><description>Cinderello vivait à Sarcelles avec sa belle-mère, une vieille salope de première, et deux demi-frères cailleras qui foutaient rien de leurs dix doigts, passaient leur temps devant la téloche et le forçaient à s'taper toutes les corvées à la baraque. Un jour, on les invita à la soirée « Happy Face » dans le Marais.

Les demi-frères enfilèrent les plus belles fringues qu'ils avaient fauché aux Galeries Farfouillette. « J'peux v'nir ? » demanda Cinderello. « Dans tes rêves ! » beuglèrent les deux lascars.

Alors, Cinderello, dégoûté d'la life, se mit à chialer sa race. Soudain, il entendit une voix lui dire : « T'occupes pas d'ces morveux ! T'iras à la soirée trance-dance quand même ! » C'était sa marraine, la fée Sarah Mitaine qu'avait fait fortune dans le gros et demi-gros, rue d'Aboukir.

Et hop ! D'un coup de sex-toy fluo, Cinderello fut vêtu d'une tenue qui déchire et chaussé de Nike top classe avec une languette à scratch comme sur les Puma, mais ‘achement plus design. « N'oublie pas de ramener ta gueule avant minuit ! Tâche de pas louper le RER ! » lui dit la Sarah Mitaine.

À la Trance-Dance Party, le prince dansa avec Cinderello toute la soirée. Même qu'il l'entraîna au carré V.I.P. et lui fit plein de bisous avec la langue et la main au paquet sur la banquette en skaï, car la backroom du sous-sol était fermée pour rénovation… Pis faut dire que l'prince avait des principes et baisait pas avant d'se pacser.

C'était trop cool, car y'avait DJ Bubble-Boy aux platines et de l'ecsta comme s'il en pleuvait. Au douzième coup de minuit, Cinderello s'écria : « Faut que j'me casse ! » et il courut dans l'escalier. Il se gaufra sur la dernière marche, en perdant une basket qui s'était descratchée.

Le lendemain, le prince voulut le retrouver, mais il n'avait que la Nike. Plusieurs djeunz l'essayèrent, mais en vain. Il se présenta chez Cinderello. Les demi-frères cailleras essayèrent la basket, mais ils chmoutaient velu des pieds. Bien sûr, la Nike alla parfaitement à Cinderello qu'avait les panards qui sentaient bon la rose des sables. « Ayé ! J't'ai retrouvé ! » s'écria le prince. « Ça t'dirait qu'on s'pacse ? »

« Un peu, mon n'veu ! » répondit Cinderello. « C'est trop d'la balle de quitter cette famille à la con ! » Et ils partirent dans la Twingo Fashion-Vintage du prince, puis vécurent heureux dans un triplex maraisien de la mort qui tue avec poutres app', et adoptèrent plein de p'tits Coréens et de p'tits Javanais rescapés du Tsunami.

;-)

</description><content:encoded><![CDATA[Cinderello vivait à Sarcelles avec sa belle-mère, une vieille salope de première, et deux demi-frères cailleras qui foutaient rien de leurs dix doigts, passaient leur temps devant la téloche et le forçaient à s’taper toutes les corvées à la baraque. Un jour, on les invita à la soirée « Happy Face » dans le Marais.<br />
<br />
Les demi-frères enfilèrent les plus belles fringues qu’ils avaient fauché aux Galeries Farfouillette. « J’peux v’nir ? » demanda Cinderello. « Dans tes rêves ! » beuglèrent les deux lascars.<br />
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Alors, Cinderello, dégoûté d’la life, se mit à chialer sa race. Soudain, il entendit une voix lui dire : « T’occupes pas d’ces morveux ! T’iras à la soirée trance-dance quand même ! » C’était sa marraine, la fée Sarah Mitaine qu’avait fait fortune dans le gros et demi-gros, rue d’Aboukir.<br />
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Et hop ! D’un coup de sex-toy fluo, Cinderello fut vêtu d’une tenue qui déchire et chaussé de Nike top classe avec une languette à scratch comme sur les Puma, mais ‘achement plus design. « N’oublie pas de ramener ta gueule avant minuit ! Tâche de pas louper le RER ! » lui dit la Sarah Mitaine.<br />
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À la Trance-Dance Party, le prince dansa avec Cinderello toute la soirée. Même qu’il l’entraîna au carré V.I.P. et lui fit plein de bisous avec la langue et la main au paquet sur la banquette en skaï, car la backroom du sous-sol était fermée pour rénovation… Pis faut dire que l’prince avait des principes et baisait pas avant d’se pacser.<br />
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C’était trop cool, car y’avait DJ Bubble-Boy aux platines et de l’ecsta comme s’il en pleuvait. Au douzième coup de minuit, Cinderello s’écria : « Faut que j’me casse ! » et il courut dans l’escalier. Il se gaufra sur la dernière marche, en perdant une basket qui s’était descratchée.<br />
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Le lendemain, le prince voulut le retrouver, mais il n’avait que la Nike. Plusieurs djeunz l’essayèrent, mais en vain. Il se présenta chez Cinderello. Les demi-frères cailleras essayèrent la basket, mais ils chmoutaient velu des pieds. Bien sûr, la Nike alla parfaitement à Cinderello qu’avait les panards qui sentaient bon la rose des sables. « Ayé ! J’t’ai retrouvé ! » s’écria le prince. « Ça t’dirait qu’on s’pacse ? »<br />
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« Un peu, mon n’veu ! » répondit Cinderello. « C’est trop d’la balle de quitter cette famille à la con ! » Et ils partirent dans la Twingo Fashion-Vintage du prince, puis vécurent heureux dans un triplex maraisien de la mort qui tue avec poutres app’, et adoptèrent plein de p’tits Coréens et de p’tits Javanais rescapés du Tsunami.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/z/a/zapenfeld/20060317-2056932731441ad67ad5005.jpg" width="300" height="199" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2006-03-17T16:33:12+01:00</dc:date></item><item><title>EASY COME, EASY GO</title><link>http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060222171129/easy-come-easy-go/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.zapenfeld.gayattitude.com/20060222171129/easy-come-easy-go/</guid><description>The guy was blond and modeling. Well, he was at that time. 
His name was Gary… his real one was David actually, and he would take Versace as an alias for chatting on the network.
For all I know he's designing fashion fabrics now.

Anyway he would describe himself as a Californian blond… though yellow-haired would better fit the picture if you ask me. 
He was a bit taller than me, as cool as can be, as straight fair as I was curly dark, as blue-eyed as I was brown-eyed, as hairless as I was hairy, as Anglo-Saxon of partly Swedish descent as I am Latin with a mixture of mostly French, Spanish, whatever… and a dash of British ancestors on my father's side …Who said opposites can attract themselves at times? Well we must've had some things in common, I guess… He was a Gemini like me and claimed we were born on the same day… but that wasn't true, he was born on the 22nd and I on the 21st…

That was real stupid of him to cheat over it coz I soon discovered the real date when he e-mailed me his résumé a few years later and asked me to translate it. He had cheated a bit over his age as well and would appear much younger, yet the difference between us wasn't that big actually. So I've never been able to figure out why he did so? As it is, he must be on the sunny side of forty by now.

Anyway he lived not very far from me at that time, and we first met on a quite sunny and hot Saturday afternoon in July. We were in the early 90's, I had been in Paris for several months, and I can remember it quite clearly coz I had a birthday party in the evening to attend to in suburbia and couldn't stay too long.
We met in a park and I guess I was kinda fascinated when I saw him for the first time. Imagine an ex-Provincial fairly self-conscious French guy awkwardly hugging a tall easy-going Californian model. As far as I can remember he was wearing an unbuttoned red hillbilly shirt over some whitish or beige tee, a pair of jeans, a sweater loosely tied up round his waist, and heavy black boots… well your basic young model in casual wear off the catwalk, I guess… long before some closeted gay cowboys turn up on the silver screen.

Fact is he would epitomize the happy-go-lucky American guy and would often tell me later: “You're so intense John-Nowel…”, then I would retort: “Gemini are supposed to be, aren't they?”
We met several times, dined and wined together, went to the movies once, strolled along the Seine, wandered and chatted a lot… always in English… don't ask an American model to speak French in Paris, he just wouldn't find it worthwhile coz everybody's supposed to speak English around him.

“What ‘bout us?” I asked him some day over the phone.
“We're developing friendship”, he just answered.
I guess I didn't really belong to his world. Maybe I was too “intense” for him and upsetting his somewhat laid-back attitude towards life in general, yet we would share, communicate and have some fun when we saw each other.

I can still see him staring at me with his kinda sad blue eyes and somewhat muted laugh. He looked a bit like Chris Isaac… with hair on the yellowish side if you see what I mean. I think his real color was “dirty blond” as weird as it may sound. He told me once I made him think of Peter Sellers… so much for my glamorous looks, huh?

Anyway, people come as easily as they go sometimes… as long as they remain as rather good memories, who cares?…

;-)

</description><content:encoded><![CDATA[The guy was blond and modeling. Well, he was at that time. <br />
His name was Gary… his real one was David actually, and he would take Versace as an alias for chatting on the network.<br />
For all I know he’s designing fashion fabrics now.<br />
<br />
Anyway he would describe himself as a Californian blond… though yellow-haired would better fit the picture if you ask me. <br />
He was a bit taller than me, as cool as can be, as straight fair as I was curly dark, as blue-eyed as I was brown-eyed, as hairless as I was hairy, as Anglo-Saxon of partly Swedish descent as I am Latin with a mixture of mostly French, Spanish, whatever… and a dash of British ancestors on my father’s side …Who said opposites can attract themselves at times? Well we must’ve had some things in common, I guess… He was a Gemini like me and claimed we were born on the same day… but that wasn’t true, he was born on the 22nd and I on the 21st…<br />
<br />
That was real stupid of him to cheat over it coz I soon discovered the real date when he e-mailed me his résumé a few years later and asked me to translate it. He had cheated a bit over his age as well and would appear much younger, yet the difference between us wasn’t that big actually. So I’ve never been able to figure out why he did so? As it is, he must be on the sunny side of forty by now.<br />
<br />
Anyway he lived not very far from me at that time, and we first met on a quite sunny and hot Saturday afternoon in July. We were in the early 90’s, I had been in Paris for several months, and I can remember it quite clearly coz I had a birthday party in the evening to attend to in suburbia and couldn’t stay too long.<br />
We met in a park and I guess I was kinda fascinated when I saw him for the first time. Imagine an ex-Provincial fairly self-conscious French guy awkwardly hugging a tall easy-going Californian model. As far as I can remember he was wearing an unbuttoned red hillbilly shirt over some whitish or beige tee, a pair of jeans, a sweater loosely tied up round his waist, and heavy black boots… well your basic young model in casual wear off the catwalk, I guess… long before some closeted gay cowboys turn up on the silver screen.<br />
<br />
Fact is he would epitomize the happy-go-lucky American guy and would often tell me later: “You’re so intense John-Nowel…”, then I would retort: “Gemini are supposed to be, aren’t they?”<br />
We met several times, dined and wined together, went to the movies once, strolled along the Seine, wandered and chatted a lot… always in English… don’t ask an American model to speak French in Paris, he just wouldn’t find it worthwhile coz everybody’s supposed to speak English around him.<br />
<br />
“What ‘bout us?” I asked him some day over the phone.<br />
“We’re developing friendship”, he just answered.<br />
I guess I didn’t really belong to his world. Maybe I was too “intense” for him and upsetting his somewhat laid-back attitude towards life in general, yet we would share, communicate and have some fun when we saw each other.<br />
<br />
I can still see him staring at me with his kinda sad blue eyes and somewhat muted laugh. He looked a bit like Chris Isaac… with hair on the yellowish side if you see what I mean. I think his real color was “dirty blond” as weird as it may sound. He told me once I made him think of Peter Sellers… so much for my glamorous looks, huh?<br />
<br />
Anyway, people come as easily as they go sometimes… as long as they remain as rather good memories, who cares?…<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/z/a/zapenfeld/20060222-38124809243fc8b274c731.jpg" width="283" height="140" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>Zapenfeld</dc:creator><dc:date>2006-02-22T17:11:29+01:00</dc:date></item></channel></rss>