Mon tchype de tchype…
(prononcer avec l’accent de Ma'ame Sarfati)

Il sera grand, beau, riche, intelligent ?… Que nenni !
Enfin, pas tout à fait…
Plutôt ma tranche d’âge et mon gabarit, sinon j’vais avoir des complexes ; pas trop musclé-belle gueule-gravure-de-mode, sinon, j’aurais l’impression d’être un faire-valoir, genre sac à dos défraîchi, ou encore fromage blanc ayant dépassé la date de péremption.
Il aura d’la tchatch… même s’il me coupe la parole. Il a qu’à essayer, d’abord ! Bon, OK, le genre carpe introvertie me file des boutons.
Il aura d’l’humour… pas non-stop graveleux, ni trop “ Almanach Vermot ”, genre “ baptêmes, communions, mariages, bar-mitsvas ”, ni trop subtil, genre référence littéraire ultra-classique que personne ne pige.
Il s’assumera financièrement… et alors ? J’suis pas l’Armée du Salut, quand même !
Il passera régulièrement par la salle de bains, au moins une fois par jour, pour un décrassage complet… et pas pour rectifier son eye-liner ou son blush. Certes, une eau de toilette discrète et de bon aloi, ainsi qu’un déodorant sans alcool, seront les bienvenus.
Il ne sera pas anti-meufs, anti-hétéros, ultra-milieu, chiant comme la pluie.
Il aura des lettres sans être intello-borné-qui-sait-pas-s’amuser-et-faire-le-con-d’temps-en-temps.
Il aimera donc faire la fête et délirer, sans s’croire pour autant obligé d’faire brailler Dalida tous les matins sur la platine. Barry White ou Gloria Gaynor pour fêter l’arrivée du week-end, ça devrait suffire (j’veux pas d’lézard avec les voisins.) Mes ami(e)s seront les siens, et les siens les miens, enfin les nôtres… enfin, vous avez pigé, pas besoin d’un dessin.
Il sera fidèle (denrée rare s'il en est), câlin, attentionné, viril, mais ni trop gnan-gnan (genre : “ Comment tu trouves ma béchamel, lumière de ma vie ? ”), ni trop brute mal dégrossie (genre : “ Qu’est-ce t’as fait à bouffer, mon salaud ? Putain, j’ai une dalle à m’en faire péter la sous-ventrière ! ”)
Il aura son look et pas celui des autres, ni gendre idéal, ni passe-muraille, ni fashion-victim-mon-p’tit nom-c’est-Narcisse.
Il sera lui-même et un peu moi, mon double avec de subtiles variantes, mon complice avant tout, mon âme-frère, mon pote, mon ami, mon amant, mon compagnon des bons et mauvais jours, et saura dire “ Je t’aime ” ailleurs que sous la couette, quand la testostérone coule à flots et fausse le jeu, au point qu’on s’croit déjà à Broadway, quand on n’a même pas dépassé La Garenne-Bezons.
Il existera un jour… ailleurs que dans mes rêves les plus fous.

© Z@p Early-Poppet

;o)

J'écoute : le silence
Je regarde : mon passé
Je lis : dans vos âmes
Je joue : au con
Je mange : moins (enfin, j'essaye)
Je bois : un verre de Saint-Chinian
Je cite : Gigolette de Saint-Flour ou Pimprenelle Wonderboobs
Je pense : donc j'essuie... la vaisselle
Je rêve : d'un grand appart
(mis à jour dimanche 25 février 2007 à 02:33)

28/04/2008

28/04/08 - 01:30

BEAT GOES ON (Hystero Botox Connection Remix feat. DJ UGLY ZAPY)


DON'T SIT THERE LIKE SOME SILLY GIRL
(Pourquoi pas VIEILLE FILLE, tant que tu y es !!!)
IF YOU WAIT TOO LONG IT'LL BE TOO LATE
(L’histoire de ma vie… t’hésites entre la vanille et le chocolat… résultat des courses, il te reste plus que la fraise quand tu t’es ENFIN DÉCIDÉ…)
I'M NOT TELLING YOU SOMETHING NEW
(Non, c’est sûr que t’as rien inventé)
THERE AIN'T NO TIME TO LOSE (NO TIME TO LOOOOOSE)
(Je sais, avant l’heure, c’est pas l’heure… après l’heure, c’est plus l’heure)
IT'S TIME FOR YOU TO CELEBRATE
(Fêter quoi ? Un de plus ? Naaan, naaan… j’me suis arrêté à… t’huit ans… enfin à trente-cinq, on va dire…)

SO GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
(Quoi bip-bip ? Hé, y’a pas le feu ! Laisse-moi l’temps d’me préparer psychologiquement…)
GET UP, LITTLE GIRL
(J’y vais, j’te dis… j’ai pas l’intention de faire tapisserie toute la soirée…)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
IT'S TIME, YOUR WORLD
(Pfft… arrête de me biper, tu me stresses…)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
YOUR LIFE, YOUR CHOICE
(Et si mon choix, c’était de le regarder le monde, justement, hein ?)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
IT'S TIME, LIVE IT UP
(Tu me fatigues…)

ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Bon, OK… c’est bien pour te faire plaisir… mais j’ai pas les bonnes chaussures…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Chais pas c’qui s ‘passe… j’ai les Converse qui couinent sur le dance floor)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(J’allais pas ressortir les Rangers… on est au printemps, merde !)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Et si j’dansais pieds nus ou en cho7 ?)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Là, ça va mieux… Une fois que t’as le rythme dans la tête, t’as les pieds qui suivent…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Yeaaaaaah, man…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
ON AND ON, ON THE BEAT GOES

YOU DON'T HAVE THE LUXURY OF TIME
(Et c’est reparti… T’as l’intention de me plomber la soirée ?)
YOU HAVE GOT TO SAY WHAT'S ON YOUR MIND
(Comme si on pouvait dire haut et fort ce qu’on pensait tout bas…)
YOUR HEAD LOST IN THE STARS
(La tête dans les étoiles, les pieds sur terre… l’histoire de ma vie, j’te dis…)
YOU'LL NEVER GO FAR (NO TIME TO LOOOOSE)
(Et alors, si ça me plaît de rester ici, d’abord ? Qu’est-ce tu fous d’mon libre-arbitre ?
IT'S TIME FOR YOU TO READ THE SIGNS
(Ayé, elle va nous refaire le coup de la Kabbale !)

SO GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
HERE COMES, MY HAND
(J’en fais quoi de ta main ?)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
TAKE IT, YOU CAN
(T’inkiète, j’vais pas tomber…)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
THE TIME, IS NOW
(C’est pas pour critiquer, mais tu radotes…)
GET DOWN, BEEP BEEP, GOTTA GET UP OUTTA SEAT
I'LL SHOW, YOU HOW
(OK, vas-y, j’te suis…)

ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(J’vais tester Régénergy 3 D… kenpenstu ?)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(T’es potesse avec Clive Owen ?)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Naaan… passqu’entre botoxés, vous vous causez un brin entre deux piquouzes, j’imagine…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Ben quoi ? Fait pas ta sucrée, Mado… t’as la gueule refaite, franchement….)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Et le Clive, sur la pub Lancôme, tu vas pas me dire qu’il est pas photoshopé…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(‘tain, c’est quand même 70 reuss le pot, mine de rien…)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(Ca fait cher la lichette de crème pour avoir bonne mine, moajdis …)
ON AND ON, ON THE BEAT GOES
(En fait, les pattes d’oie, j’m’en fous… Mais c’est la jawline, sweetie darling… tout est dans la jawline… le menton, la mâchoire… t’as beau dire… )

SAY WHAT YOU LIKE
(Si j’dis que notre omni-président est un guignol, ça compte ?)
DO WHAT YOU FEEL
(Facile à dire, mais le p’tit serveur de tout à l’heure… il avait p’têt les yeux qui pétillent et un sourire charmeur… mais il aurait pu être… mon fils… et pis c’est pas parce que j’ai laissé un bon pourboire sous l’œil goguenard de ma commensale, que j’allais lui rouler une galoche sur la place Ste-Catherine ou, plus discret, lui griffonner mon numéro de tél ou mon e-mail au dos de la note…)
YOU KNOW EXACTLY WHO YOU ARE
(Ben ouais, suffit d’me regarder dans la glace… j’me fais peur tous les matins ; j’ai beau me tartiner de Q10, ça repulpe et ça retend que dalle… les bajoues arrivent à grand pas et ça fait ièche…)
THE TIME IS RIGHT NOW
(Chais pas pourquoi j’te raconte tout ça, au juste…)
YOU GOT TO DECIDE
(J’ai décidé d’être niaiseux, ce soir… ça m’rajeunit… enfin, un peu)
STAND IN THE BACK OR BE THE STAR
(Oh, moi tu sais… je suis déjà un travailleur de l’ombre… une resucée de ghost-writer… que dis-je ! un ersatz d’écrivaillon même pas maudit…)


 

Nilda Night


Les yeux sont à peine humides, les paupières pas encore assez lourdes pour que j’éteigne l’ordi et retrouve ma couette, là-bas… au bout du couloir.

Bizarre qu’on ait discuté en forum de baroque, des voix angéliques des haute-contre et que j’y aie associé des chansons, des images, des souvenirs… au point d’aller télécharger plein de titres comme un malade… et de vous les envoyer par mail…

Pardon à celles et ceux qui n’apprécieraient pas… faut que je partage, c’est plus fort que moi, mon côté latin, sans doute, trop convivial, trop chaleureux, trop étouffant… ne me demandez pas d’être cyberformaté, je ne le serai pas, je ne le serai plus… definitely… humain, j’espère, sentimental, sûrement… et si d’aucuns me trouvent mièvre, je les renvoie à leurs amours de pacotille, à leurs étreintes à deux sous, à leur « Je t’aime » de quatorze juillet, comme chantait la Môme Piaf…

Les yeux sont à peine humides… I’m back in Toulouse, douze ans plus tôt… Les larmes ne coulent pas… J’ai dû grandir depuis… La voix troublante de Nilda m’enveloppe, me berce…

"Juste une ivresse
Pour que l’on cesse de boire
Une cicatrice
Pour que l’on puisse y voir…"

La nuit est douce et nostalgique… C’est l’histoire d’un trentenaire qui découvre des caresses viriles qu’il avait dû refouler jusque là…

"Juste une audace
Pour qu’on s’embrasse un peu
Une friandise
Pour qu’on attise le feu…"

Un trentenaire paumé qui sanglote au téléphone avec sa sœur fraîchement parisienne et vivant une si belle histoire avec une femme…

"Quand on se dit peut-être
Ce que l’on voudrait être
Juste au-dessus des règles…"

Ce même trentenaire qui enfouira plus tard sa tête dans un oreiller pour retrouver une odeur de chlore de piscine… et qui se passe en boucle Je veux être un homme heureux de William Sheller et qui, plus tard encore, ira en pleine nuit au CHU retrouver ce maître-nageur qui voulait en finir, parce qu’il faisait trop de mal autour de lui…

C’est l’histoire d’une histoire sans fin, ni avec toi, ni sans toi… où le prétendu fort s’imprègne des fêlures du prétendu faible pour se perdre dans le sordide d’une relation aliénante…

"Et quand la mort sera plus belle
Que n'aura été ma vie
Me resteras-tu fidèle
Viendras-tu avec moi ?"

C’est l’histoire d’un trentenaire qui noircit des pages pour dire « Je t’aime » à un mec qui le quitte pour mieux le retrouver, revient pour mieux s’en aller… ni avec toi, ni sans toi…

C’est l’histoire d’un trentenaire qui partira un beau jour à la capitale et se construira peu à peu sa nouvelle vie d’homme qui aime les hommes, en trébuchant… pour mieux se relever… grâce aux femmes, qu’il aime comme ses sœurs, ses complices qu’il a toujours aimées…

"Relevez-moi femmes sauvages
Ouvrez-moi vite cette cage
Relevez moi femmes sauvages
J'aimerais sortir de la page…"

"Relevez-moi femmes trop femmes
Je compte sur vous pour mon programme
Relevez-moi femmes trop femmes
Je suis sur le fil d'une lame…"

Les larmes coulent enfin… libératrices, je vais pouvoir aller dormir… je vous embrasse. Merci d’exister.

;-)

A HEARTFELT LINE OR TWO

(Original Words and Music by Joan Baez, special version by Z@p Early-Poppet)


Though you may not grasp all in this parody
Like in most of the texts I do
Yet it’s clear that no one will ever
Write them quite the way I do
I think tonight I’ll sit down and write
A heartfelt line or two
And if they turn out good enough
I owe every word to you

To the techno kid with a soft husky voice
Whom I call my spiritual son
He worships that singer from Iceland
Though he loves dancing the madison
His deep brown eyes would match his smiles
When he calls me dad at times
Yet he told me once I was cool enough
To his mind my old age was a laugh

To the sweet lonely guy I got on the phone
Who knew what pathos was
Who cheered me up when I was down
And helped me to find the cause
Of why my ego had the blues
And seemed on the verge of tears
I wish you all such a real friend around
For now and countless years

Though you may not grasp all in this parody
Like in most of the texts I do
Yet it’s clear that no one will ever
Write them quite the way I do
I think tonight I’ll sit down and write
A heartfelt line or two
And if they turn out good enough
I owe every word to you

To the tough bitchy guy with mature charms
And Latino as can be
Who welcomed us with opened arms
For our holidays by the sea
We would laugh around in fashion-queen sand
Like a crazy alien band
Believe me this guy is a gentleman
With bottles of wine and flowers in hand

And to the funny girl I loved from the start
As we chatted so cheerfully
We winked at each other when I turned back
As we marched with “le Gay Paris”
We wined and dined and danced all night
In a sweet complicity
And when she left as a true lady
She kissed my hands so blissfully

Though you may not grasp all in this parody
Like in most of the texts I do
Yet it’s clear that no one will ever
Write them quite the way I do
I think tonight I’ll sit down and write
A heartfelt line or two
And if they turn out good enough
I owe every word to you

To the helpless guy who dropped me some lines
As confusing as can be
And then turned his gaze to a much younger one
Who matched him a lot better than me
I can’t blame him for turning me on
As he would clumsily say
"You’ve always moved me in a special way
I didn’t wanna hurt you, hope to see you some day"
To this musician I wish I had known
Who wrote so skilfully
He passed away when he was still young
One night in last January
I hope he’s fine in dreamland now
With his violin and bow
This guy is an angel and my sympathy
Goes to his partner and his memory

And to the gays and lesbians I call friends
Who sort of form my family
We share the same life with ups and downs
In its strange complexities
They have the patience of the saints
When I’ve been down for a spell
I wish it were a whole lot easier
To find the words to wish them well

And though you may not grasp all in this parody
Like in most of the texts I do
Yet it’s clear that no one will ever
Write them quite the way I do
I think tonight I’ll sit down and write
A heartfelt line or two
And if they turn out good enough
I owe every word to you

And if they come out good enough
I owe every word to YOU…


© 1977, 1978 Gabriel Earl Music (ASCAP)

TO THE GUY I’LL NEVER SLEEP WITH…


Most of the time, you’re (much) younger than me.

Most of the time you just fancy some vague older guy who’s meant to bring you some security, stability, steadiness… whatsoever. That’s bullshit. I’m not that stable and I sometimes feel like some retarded teenager who’s just making jokes for jokes’ sake.

Most of the time I can feel you just fancy some dad or big bro image you’ve never had at home, some male icon missing in your life as you were becoming an adult. Needless to say I’m no hard-boiled Freudian yet nobody can deny these situations do happen more often than not.

Most of the time you’ve been disappointed with guys your own age. You’re just fed up with cheap easy sex and feel frustrated, dissatisfied, and wanna feel secure in some older protecting arms.

Needless to say you often are a bottom and fancy some great middle-aged dominant top, and supposedly very manly at that. Bullshit. I’m neither top nor bottom, and I don’t give a damn about those stupid gay sex types. Needless to say these macho or bitch attitudes are just borrowed from male-female relationships and they really stink, I guess.

Most of the time I feel flattered and I guess you could easily turn me on. I mean it’s OK, you’re gorgeous, fun and everything, and it seems I just have to pick and choose. OK, let’s have some drinks, do chat me up and let’s go to bed, baby.

And here we go again for a one-night stand, a one-week stand, a one-month stand until it breaks up…? You’ll be fed up before long and I will too.

Most of the time you’re not Mr. Right. OK, you could be Mr. Right-Now but that’s not my scene.

Most of the time when I look at you I can picture the kid that would be mine should have I lived a “normal” straight life, and it just feels fun and weird at the same time.

Most of the time when I look at you I can picture myself when I was younger and it feels weird, coz I hadn’t that cool attitude of yours and you gotta remember gays weren’t that “fashionable” in the mid-seventies.

I mean the Net didn’t exist then, with all those easy gay chats and sites, and I was living in the Provinces and I just hadn’t come out yet. I guess I just thought it would be easier for me to live a “normal” life with some cool girl I would’ve met at the University. But life proved otherwise and I slept with my first guy in my early thirties, remember?

So how can you expect me not to put things into perspective as far as my so-called “gay life” is concerned?

Sometimes you may be some carefree, happy-go-lucky guy and I definitely don’t deny we may have fun together, especially if you’re not that younger… say early or mid-thirty. And you perfectly know I can fancy you coz you’re full of energy and both our senses of humour often match. And I guess we just love teasing each other even though that game may be dangerous for both of us… well, especially for the older one who may be at a loss for words when things have gone too far…

Sometimes you just suffer from that so-called Peter Pan syndrome that affects thirtyish people, yet believe me… I’ll be fed up with playing Captain Hook before long.

Sometimes when you feel down, you just wanna have that so-called “strong” shoulder to cry upon. It’s OK for sharing some intimacy then, but whose shoulder I’m supposed to rest upon when it’s my turn to feel down? And who’s going to take off when discovering that kinda colossus I’m meant to be has got feet made of clay?

Most of the time I’ve seen guys my age (among my closest friends) being tricked, deceived, disillusioned and eventually let down by thirtyish guys and I definitely don’t wanna experience that pathos.

Aren’t there some exceptions to the rule? May be… maybe not. After all, we’re supposed to be responsible and agreeing grown-ups… provided both of us are adult enough, actually.

I guess it’s OK for both of us to be buddies, even good close friends, sharing a kinda dad-son or big bro-kid bro relationship with fun and mutual support yet excluding sex.

And please, gimme a break, do stop fancy my salt and pepper hair.

Maturity is no universal cure against your own loneliness and your own troubles to live with yourself, actually.



© Z@p Lonely-Poppet, 2003
(Dedicated to B.)

Les Bibiches
(Billet d’humeur)

Partant du principe que, dans la vie, on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, le crémier et la crémière en alternance, et si possible sans interférence, tout en offrant à la société majoritairement hétérote une gueule de gendre idéal bien-pensant et bien-baisant plus vrai que nature, j’ai décidé de pousser un coup de gueule, qui va en faire grincer certains z’é certaines, diguedondon, diguedondaine…

Puisque, jusqu’à preuve du contraire, je suis XY et me considère momosessuel depuis une bonne décennie (« C’est mon choix ! » comme dirait Evelyne Thomas) je m’attarderai donc sur ceux que je connais le mieux et qui commencent à me courir sérieusement sur le haricot, à savoir les bibiches mâles ou bibichons (à ne pas confondre avec bidochons… quoique… ou bifidus actifs… voire passifs, mais je m’égare… ) ou encore bibichieurs ; je laisse le soin à une homologue (sans jeu de mots) femelle de gloser sur les bibichettes ou bibichieuses.

Sachant que la momosessualité mâle se fonde en gros sur trois ou quatre grands concepts : honte, frustration, mensonge, et hypocrisie (la dernière ferme la porte), on ne s’étonnera guère que sévisse sur les cyber-réseaux (qui, normalement, nous sont réservés, à nous autres, les momos) la quintessence du faux-cul : le bibichon post-moderne.

À l’heure du PACS, du mariage momo dans certains pays d’Europe, de la dépénalisation de l’acte momosessuel, de l’éradication du susnommé sur la liste des pathologies répertoriées par l’OMS, et alors même que notre belle capitale se voit dirigée par un momo de bon aloi et sans étendard revanchard, eh bien il semble qu’il soit de bon ton et fort branchouille de s’afficher bibiche, tout en passant le plus clair de son temps à draguer les momos qui, eux, n’ont rien demandé, si ce n’est de pouvoir s’aimer en paix et au grand jour, sans faire chier le peuple.

Souvent urbain, célibataire dans sa période post-pubère (mais, plus tard, comme par hasard, cadre marié ou à la colle, histoire de sauver les apparences), le bibichon affiche une liberté à tout crin, une prétendue absence totale de tabous… Tiens donc ! Alors, pourquoi t’enlèves ton alliance, quand tu vas te faire troncher au Dépôt, Ducon-La joie ? Pourquoi tu t’es marié, puisque tu es si libéré que ça, Jojo Lariflette ? N’est-ce pas là le premier de tes tabous ?… Ben oui, tu comprends, au bout d’un certain âge, si on vit seul… à moins d’être veuf ou divorcé, ça fait tache… Ouais, c’est toi la tache, à mon avis… Et si t’es si bien que ça avec lui, pourquoi tu divorces pas, l’ami ? Puisque, quand tu tombes le masque, au bout de trois ou quatre bières, tu avoues que tu ne LA touches plus depuis belle lurette… hein ? Ah, non, ne me dis pas que tu l’aimes encore, c’est grotesque… Non, mais de qui tu te moques, franchement ? Et moi, chuis quoi dans ce merdier ? Un cinq à sept, un coup vite fait su’l’gaz ? Et qui c’est qui fait l’con les week-ends à attendre ton coup d’fil ? Qui c’est qui peut jamais t’appeler ?
Bref, on nage en plein vaudeville écrit par un auteur de seconde zone… Retour au XIXe siècle, alors qu’on attaque le XXIe… Pathétique à pleurer…

Tout ça procède d’un égocentrisme à faire peur. Le bibichon a son toutou momo sous la main, quand la testostérone le démange et qu’il a besoin de prendre l’air, lorsque sa bourgeoise le gonfle trop. Il respecte qui ? Personne. Même pas lui-même. Son maître mot, que j’exècre entre tous, et qui rime avec « planqué », c’est : « discret ».

Ben oui, tu comprends, c’est pas propre, tout ça ; faut se cacher, pis faut surtout pas s’attacher, des fois qu’on y prendrait goût… Non, les momos, c’est juste pour le cul, la vidange burnesque, la gaudriole, … Pour le solide, le compte-épargne, le pavillon de banlieue, la respectabilité… y’a bobonne et les gosses, qui paieront ma retraite. Et quand cette façade honorable s’écroule, qui c’est qui ramasse les morceaux, hein ? Le momo de service… Ben voyons, tu veux pas aussi que je te garde les gosses, pendant la séance de conciliation chez l’avocat… ?

Oh bien sûr, d’aucuns vous diront qu’ils compartimentent tout à merveille, qu’ils contrôlent bien la situation, qu’ils vous ont prévenus dès le départ… Ah bon ? Et depuis quand on maîtrise l’irrationnel, c’est-à-dire les sentiments ? Et qui n’a jamais débuté une histoire dite « de cul » qui se transforme en vraie histoire, dite… (oh je sais bien… ça fait presque vulgaire, ce mot, tant pis… je l’écris…) « d’amour »… ?

Eh oui, le bibichon n’assume pas vraiment de basculer dans la momosensualité à cent pour cent… ? Oui, mais là, c’est plus votre problème, à vous autres momos, qui avez réglé cette affaire depuis belle lune. Vous allez pas, en plus, jouer les psys, quand même ?

Bref, toute cette diarrhée verbale pour vous dire que y’en a ras la casquette d’être sollicités par les bibiches qui ne sont rien d’autres que des refoulés, des honteuses, qui n’ont aucun respect pour quiconque, qui se croient encore aux XIXe siècle (où triomphait la bourgeoisie faux-derche), qui nous prennent pour des sous-merdes, qui veulent tout et ne donnent rien en retour… et qui n’hésitent pas à rouler des mécaniques au bras de l’officielle, à casser de la pédale en paroles, voire en action… des fois que y’aurait des doutes dans leur entourage… Moi ? Ça va pas, mon pote ! Non, j’ai toujours aimé le foot et le rugby, tu sais bien… Sacrée ambiance dans les vestiaires… Et même si l’œil s’attarde un peu trop sur ce qu’il a honte de regarder… ma foi, on pète en chœur sous la douche, et la virilité est sauve…

Honte, frustration, mensonge, hypocrisie… On en crève, je vous dis… Et ça n’évolue guère… On est encore dans les années 50. Et maintenant, y’a l’alibi « bi » de la libido pour mieux brouiller les cartes… et se planquer… et foutre en l’air des années de lutte pour la reconnaissance de notre dignité.



© Z@p Early-Poppet, 2001

Messieurs, vous me saoulez…


Messieurs, vous me saoulez, que dis-je ! Vous me navrez
Avec vos discours nuls qui ne valent pas tripette
Vos sentiments bidons, vos pleurs, vos simagrées
Larmes de crocodile pour cœur de midinette

Votre drague à deux balles, vos romans à deux sous
Vos passions frelatées, vos amours qui bandent mou
Vous ne faites que gémir sur votre triste sort
Sur celui qui vous quitte et l’absence de son corps

Et vous n’avez de cesse de chercher l’âme sœur
Quand, dans votre attitude, vous n’êtes que des baiseurs
Vous sublimez le couple et rêvez du duo
Quand vous n’êtes pas à même de sonder votre ego

Vous confondez désir avec sentiments vrais
Comme si des draps froissés ne pouvaient se tromper
Vous mélangez plaisir et émotions sincères
Pour le premier venu qui a l’heur de vous plaire

Mais ne venez pas geindre, s’il vous ignore ensuite
Foin de glose sur le cœur, quand il s’agit de bite
Videz-vous donc les couilles, profitez de l’instant
Évitez les embrouilles et ne faites pas l’enfant

Si en l’absence d’affect, la chair vous semble triste
Usez de votre main pour les plaisirs fugaces
Dans l’art de la pignole, vous deviendrez artiste
Et vous m’épargnerez votre bêtise crasse

Ne vous méprenez pas sur le sens de mon ire
Je suis votre semblable et j’ai sans doute fait pire
Mais de grâce ! Assumez vos actes, les frangins
Soyez donc plus adultes et un peu moins crétins

Car à force d’atteler charrue avant bestiaux
On perd tout repère, on se fourvoie sans cesse
On pleurniche, on rabâche, on n’est pas rigolo
Et le peuple en a marre de nos histoires de fesses


©Z@p Early-Poppet, 2002