Mon tchype de tchype…
(prononcer avec l’accent de Ma'ame Sarfati)

Il sera grand, beau, riche, intelligent ?… Que nenni !
Enfin, pas tout à fait…
Plutôt ma tranche d’âge et mon gabarit, sinon j’vais avoir des complexes ; pas trop musclé-belle gueule-gravure-de-mode, sinon, j’aurais l’impression d’être un faire-valoir, genre sac à dos défraîchi, ou encore fromage blanc ayant dépassé la date de péremption.
Il aura d’la tchatch… même s’il me coupe la parole. Il a qu’à essayer, d’abord ! Bon, OK, le genre carpe introvertie me file des boutons.
Il aura d’l’humour… pas non-stop graveleux, ni trop “ Almanach Vermot ”, genre “ baptêmes, communions, mariages, bar-mitsvas ”, ni trop subtil, genre référence littéraire ultra-classique que personne ne pige.
Il s’assumera financièrement… et alors ? J’suis pas l’Armée du Salut, quand même !
Il passera régulièrement par la salle de bains, au moins une fois par jour, pour un décrassage complet… et pas pour rectifier son eye-liner ou son blush. Certes, une eau de toilette discrète et de bon aloi, ainsi qu’un déodorant sans alcool, seront les bienvenus.
Il ne sera pas anti-meufs, anti-hétéros, ultra-milieu, chiant comme la pluie.
Il aura des lettres sans être intello-borné-qui-sait-pas-s’amuser-et-faire-le-con-d’temps-en-temps.
Il aimera donc faire la fête et délirer, sans s’croire pour autant obligé d’faire brailler Dalida tous les matins sur la platine. Barry White ou Gloria Gaynor pour fêter l’arrivée du week-end, ça devrait suffire (j’veux pas d’lézard avec les voisins.) Mes ami(e)s seront les siens, et les siens les miens, enfin les nôtres… enfin, vous avez pigé, pas besoin d’un dessin.
Il sera fidèle (denrée rare s'il en est), câlin, attentionné, viril, mais ni trop gnan-gnan (genre : “ Comment tu trouves ma béchamel, lumière de ma vie ? ”), ni trop brute mal dégrossie (genre : “ Qu’est-ce t’as fait à bouffer, mon salaud ? Putain, j’ai une dalle à m’en faire péter la sous-ventrière ! ”)
Il aura son look et pas celui des autres, ni gendre idéal, ni passe-muraille, ni fashion-victim-mon-p’tit nom-c’est-Narcisse.
Il sera lui-même et un peu moi, mon double avec de subtiles variantes, mon complice avant tout, mon âme-frère, mon pote, mon ami, mon amant, mon compagnon des bons et mauvais jours, et saura dire “ Je t’aime ” ailleurs que sous la couette, quand la testostérone coule à flots et fausse le jeu, au point qu’on s’croit déjà à Broadway, quand on n’a même pas dépassé La Garenne-Bezons.
Il existera un jour… ailleurs que dans mes rêves les plus fous.

© Z@p Early-Poppet

;o)

J'écoute : le silence
Je regarde : mon passé
Je lis : dans vos âmes
Je joue : au con
Je mange : moins (enfin, j'essaye)
Je bois : un verre de Saint-Chinian
Je cite : Gigolette de Saint-Flour ou Pimprenelle Wonderboobs
Je pense : donc j'essuie... la vaisselle
Je rêve : d'un grand appart
(mis à jour dimanche 25 février 2007 à 02:33)

22/03/2004

22/03/04 - 14:44

La Crise /4

Uneasy Rider

Comme dirait quelque ardent défenseur du deux-roues : « C’est pas parce que t’as pas de bagnole, qu’il faut prendre les transports ! » Et l’on pourrait ajouter : « Si t’as la trouille, n’en dégoûte pas les autres… »

La scène se passe un dimanche électoral de mars, en fin d’après-midi… T’es venu prendre un drink au Train Bleu, en compagnie d’un Marseillais de ta connaissance alors en transit (pourvoyeur, entre autres, de CD vierges from Germany à des prix défiant toute concurrence). Mais une fois la Sardine bien calée dans le TGV en partance pour la cité phocéenne, et tandis que tu agites avec effusion ton grand mouchoir à carreaux… tu surprends, mine de rien, Sigmund Fred qui te lorgne d’un œil malicieux. Puis, comme vous sortez de la Gare de Lyon, voilà que la bougresse brandit son casque et te lance le défi du jour : « Tu vas quand même pas rentrer en métro ! »

Soit. Tu fais grise mine devant l’engin sur le parking des cyclos. « Tiens, prends l’intégral, vu que t’as une grosse tête… » No comment. Heureusement que t’es pas connu dans le quartier… et que t’as prévu l’anorak, vu que c’est pas du tout la canicule. Ah, ouais… ça maintient bien. T’as la tronche comme dans un étau ! Sous la visière, t’as l’impression d’être une grosse mouche… un insecte mutant surdimensionné… manquent plus que les mandibules et le tableau est parfait ! « Bon, mais t’es sûre que j’vais pas être déporté ? Chuis pas trop lourd ? Le sac à dos, je le garde dans l’dos ? » Et SF de soupirer, un brin agacée : « Mais ouiiiiiii ! Arrête de gémir, papy ! Et grimpe ! Attends, j’ouvre les cale-pieds… » Clac ! Clac ! « Allez, monte ! »

Et hop ! Te v’là en croupe sur le scoot, cramponné à ton amazone postmoderne, qui ouvre les gaz et pétarade joyeusement vers Bastille. « Va pas trop vite, hein ? Ça glisse pas, t’es sûre ? » L’espace d’un instant, t’as un flash rétro avec Peck et Hepburn dans "Vacances romaines"… Mouais, t’aurais l’air fin en robe vichy, tiens !

Pause vers Cadet, pour l’appéro avec un jeune chien fou de ton entourage qui attend, fébrile, les résultats du premier tour, avant d’écrire son article. « Un seul rictus de moquerie et je t’étrangle ! » lui lances-tu en descendant de la monture, tel John Wayne… juste avant l’andropause. « Une grimace ricanante et j’te colle une baffe de cow-boy ! »

T’as la démarche de celui qui vient de faire l’exode sur une barrique. Et ô stupeur mortifiante ! La selle était humide et t’as le carpenter trempé à l’entrejambe… Ça sèchera dans le bar. T’es plus à une humiliation près…

Plus tard, en roulant vers la Butte, tu seras moins crispé sous les néons de Pigalle… Pour un peu, tu ferais coucou aux clients qui se les gèlent devant le Moulin Rouge. Retour au bercail. Smac ! « C’était sympa, hein ? » Smac ! « Ouais, aux beaux jours, les gens vont se disputer pour rouler avec moi… » Cœur léger et nez au vent, sur le pavé de Paname, ça a de la gueule, t’as beau dire ! « Hé ! Ho ! Preum’s ! J’ai déjà la liquette en vichy, d’abord ! »

Avec l’âge, on tente des expériences soft… en développant des trésors d’ingéniosité pour rester dans la mouvance urbaine.

;-)

19/03/2004

19/03/04 - 03:20

NIGHT BIRDS

— ‘night, boyo…
— ‘night, Fluf…

Lui seul a cette manière insolite de conclure un dialogue qui n’a pas eu lieu, en me souhaitant… toujours… une bonne nuit, un bon week-end… alors qu’on ne s’est rien dit auparavant…

On se croise souvent sans se croiser, on se parle sans se parler… L’un sait que l’autre est là, quelque part dans le cyberespace… Et parfois, l’un fait un clin d’œil virtuel à l’autre…

Il n’a pas toujours les mots pour dire les choses… moi j’en ai souvent trop… d’où la sobriété de nos échanges, parfois… comme une sorte de juste milieu, l’épure de ce qu’on n’a pas besoin d’écrire.

Et l’anglais ne fait que parer l’ensemble d’un voile à la fois complice et pudique…

Au fil du temps s’est construite entre nous la réserve de ceux qui ont effleuré leurs fêlures dans le passé, avec plus ou moins de bonheur, mais qui toutefois se respectent et s’estiment encore…

Son « boyo » m’arrache un petit sourire et mon « Fluf » fait mine de lui ébouriffer les cheveux… Même le « smac » est superflu, car compris tacitement dans le package.

— ‘night, boyo…
— ‘night, Fluf…


;-)

17/03/2004

17/03/04 - 13:53

SPRINGTIME


Trente-sept deux le matin, les urines sont claires.
À tâtons en cuisine, tu remplis la cafetière.
Tu grignotes un muffin, les cheveux en pétard,
Étouffant un bâillement qui décroche ta mâchoire.

Mais tu vois, ô bonheur ! en ouvrant tes volets,
Le ciel d’un bleu azur qui te rend guilleret.
Et tu as l’œil qui frise en buvant ton café,
Car un rais de lumière miroite sur le pavé.

Penché à ta fenêtre, tu entends gazouiller
Les volatiles urbains. Adieu les giboulées !
Bienvenue au soleil, aux terrasses ombragées
Où l’on sirote un drink, tout en prenant le frais.

Des envies de campagne te chavirent le cerveau
Et tu rêves sous la douche, chantant comme Caruso,
Au week-end à la mer avec quelque julot,
Folâtrant sans vergogne comme un vrai jouvenceau.

Et tu oublies déjà le tiers provisionnel,
La note de chauffage qui traîne sur ton bureau.
Tu enfiles un tee-shirt et souris au soleil
Qui, déjà dans la rue, te caresse la peau.

L’hiver te semble loin, un mauvais souvenir.
Les fleurs vont refleurir et l’herbe reverdir.
Mais une angoisse t’étreint : aurais-tu pris du poids ?
Sont-ce des poignées d’amour qui alourdissent ton pas ?

Si ton cœur est léger et ton humeur coquine,
Tu dois faire quelque effort pour une allure féline.
Demain donc, aux aurores, tu reprends le jogging.
Car avec le printemps s’impose le régime…

;-)

09/03/2004

09/03/04 - 16:32

FOOLISH MAN IN GAYLAND

I don’t do bars, I’m no cruiser either
No bottom, top, or versatile
Yet you can hear me laughing out loud with my gang
I’m a foolish man in Gayland

Although I hang around some gay venues
With good friends always at my side
There we just wine and dine then have fun at the Tang
I’m a foolish man in Gayland

I’m an alien I’m a legal alien
I’m a foolish man in Gayland
I’m an alien I’m a legal alien
I’m a foolish man in Gayland

If, “Manners maketh man” as someone said
I guess I’m homo anyway
It takes a man to suffer his pathos and smile
Be yourself no matter what they say

I’m an alien I’m a legal alien
I’m a foolish man in Gayland
I’m an alien I’m a legal alien
I’m a foolish man in Gayland

Dress-codes and futility can lead to absurdity
You must play by the rules like everyone
Self-conscious as I may be, that scene seems derisory
For fun I call myself a male lesbian

No macho man, no fashion-queen either
I don’t dig leather, S and M
I’m no sugar-daddy with cash when he’s lonesome
A gentleman maybe but just for fun

If, “Manners maketh man” as someone said
I guess I’m homo anyway
It takes a man to suffer his pathos and smile
Be yourself no matter what they say

I’m an alien I’m a legal alien
I’m a foolish man in Gayland
I’m an alien I’m a legal alien
I’m a foolish man in Gayland

(Sorry, Sting ;-)

09/03/04 - 13:58

LES GRANDS PRINCIPES (c'est mardi, c'est parodie ;-)

Lead Vocals : La Z@pette Masquée (AKA “The Sucking Voice from Montmartre”)

Background Vocals : Popaul de Mords-Moil, Pétrus de Saint-Glinglin, Ernesto Stérone, Gonzagues du Zguègue et Samuel MacFallafel

Compil “Tu chmoutes du clap, Baby”, featuring DJ Ruby Gnôle for Macho Dérangé’s Daube-Remix



Aujourd’hui les pédés s’émancipent
Et vous parlent de leurs grands principes,
Mais agissent toujours à l’avenant,
En vertu des grands sentiments.

Le « plan durable » est l’expression type,
Toujours en vertu des grands principes,
Le « plan cul » arrive pourtant gagnant,
En vertu des grands sentiments.

Le verbe « construire » leur colle aux tripes
Toujours en vertu des grands principes,
Mais on ne construit rien sur du vent,
En vertu des grands sentiments.

Le « hors-milieu » aime les sports d’équipe,
Toujours en vertu des grands principes,
Mais rase les murs avec ses amants,
En vertu des grands sentiments.

La honteuse mariée adore tes pipes,
Toujours en vertu des grands principes,
Mais protège sa femme et ses enfants,
En vertu des grands sentiments.

Le trentenaire drague le quadra ludique,
Toujours en vertu des grands principes,
Mais choisit le corps d’un jeune amant,
En vertu des grand sentiments.

L’intello-macho aime le classique,
Toujours en vertu des grands principes,
Mais écoute Dalida en chialant,
En vertu des grands sentiments.

La gym-queen fustige les hystériques,
Toujours en vertu des grands principes,
Mais joue les divas en string moulant,
En vertu des grand sentiments

Jean-Pierre vit en couple avec Philippe,
Toujours en vertu des grands principes,
Mais drague sur le Net tel un Don Juan,
En vertu des grands sentiments.

Il vient prendre son pied pour un bon trip,
Toujours en vertu des grands principes,
Puis te quitte au petit matin blanc,
En vertu des grands sentiments.

Dès que tu le plaques, tout seul il flippe
Toujours en vertu des grands principes,
Mais prend bientôt un nouvel amant,
En vertu des grands sentiments.

Il faudra qu’un beau jour tu l’étripes,
Toujours en vertu des grands principes,
Mais que tu le fasses élégamment,
En vertu des grands sentiments.

Tu lui porteras quelques tulipes,
Toujours en vertu des grands principes,
Mais tu pleureras abondamment, mon grand !
En vertu des grands sentiments.

;-)

06/03/2004

06/03/04 - 14:55

JE SURVIVRAI (A Love Song Revisited)

(Régine, Larusso, Gloria Gaynor in English)

D'ABORD, J'AI EU PEUR,
(Faut dire que c’est toi qui m’a rendu trouillard, avec toutes tes phobies à la con…)
ET PUIS JE ME SUIS HABITUÉ
(On s’habitue à tout et le silence pas troublé par ta connerie, ‘tain ça repose un max !)
COMMENT POURRAIS-JE VIVRE ENCORE SANS TOI À MES CÔTÉS ?
(C’que j’ai pu être con, alors ! Vite un Nurofen, ou j’tue l’chien ©Alibia)
DEPUIS J'AI PASSÉ TANT DE NUITS À ME DIRE QUE T'AVAIS TORT DE T'EN VOULOIR
(Ouais, la culpabilité, les regrets, les remords, ma bonne âme judéo-chrétienne, toussa, toussa ©Sari)
ET PUIS JE ME SUIS HABITUÉ
(Ben, tout compte fait, c’est top cool…)
ET TU REVIENS, SI SÛR DE TOI
(Non, mais, t’as vu ta gueule ? Pathétique, cette arrogance… T’as plus qu’ça, ma parole ?)
AVEC CE REGARD QUI SE TEINT ET DES MOTS STUPIDES ET TRISTES
(T’as jamais été un prix d’beauté, et encore moins un prix Nobel, faut bien l’avouer…)
J'AURAIS DÛ CHANGER LA SERRURE OU JUSTE REPRENDRE LA CLÉ
(Et si je te la collais en lavement ?)
SI J'AVAIS PU IMAGINER QUE TU REVIENDRAIS ME TROUBLER
(‘tain, c’est pas la vergogne qui t’étouffe !)
SORS DE MA VIE
(Dégage, connard !)
NE REVIENS PLUS
(Tu m’oublies, OK ?)
CAR DÉSORMAIS TU LE SAIS TU N'ES PLUS LE BIENVENU
(C’est bien simple, chais même plus comment tu t’appelles)
J'AI TROP PLEURÉ J'AI ENVIE DE VIVRE AUJOURD'HUI DE T'OUBLIER
(La période Kleenex est ré-vo-lue !)
ET TANT QUE JE SERAI AIMÉ
JE SURVIVRAI
JE SURVIVRAI
(Y’a pas de raison ! Merde !)
J'AI TELLEMENT SUR TERRE DE CHOSES À FAIRE QUE JE PRÉFÈRE TE DIRE
(Alors, écoute bien, mon pote…)
N'ESSAIE PAS DE M'ATTENDRIR
(Ça marche plus, ces conneries…)
NON N'ESSAIE PAS DE REVENIR
(Sinon, t’auras droit au coup d’genou balayette ©Matoo)
JE SURVIVRAI
JE SURVIVRAI
SANS TOI

{Musique}
I WILL SURVIVE
I WILL SURVIVE
(Ooooooh, yessssir !)

ET NE CHERCHE PAS À TOUT PRIX À TE JUSTIFIER
(De toute façon, t’as jamais pu aligner trois mots…)
NI À RECOLLER LES MORCEAUX, TU N'Y ARRIVERAIS PAS
(Faut savoir quitter la table, lorsque l’amour est desservi ©Aznavour)
JE ME SUIS SOUVENT SENTI SEUL ET JE SUIS UN AUTRE DÉJÀ
(Un homme NEUF, je te dis ! Fous-toi le bien dans ton crâne de piaf !)
J'AI BIEN CHANGÉ TU NE ME RECONNAÎTRAIS PAS
(Même moi, j’y r’garde à deux fois dans la glace, le matin…)
JE NE SUIS PLUS COMME AUTREFOIS
(Ooooooh non ! Basta le mec tout mimi qui s’écrase !)
JE NE SUIS PLUS LE GARS AUTANT AMOUREUX DE TOI
(‘tain, j’me demande encore comment j’ai pu !)
TU CROIS SANS DOUTE QU'UN SEUL SOUPIR SUFFIT POUR QUE TU ME REPRENNES
(T’es bouffi d’orgueil comme une baudruche, mon pôôôvre !)
MAIS JE GARDE MON AMOUR AUJOURD'HUI POUR CELUI QUI M'AIME
(Faut pas qui traîne trop, mais j’saurai attendre… Plutôt seul que mal accompagné ©Z@p)
SORS DE MA VIE
(Tu la vois bien la porte, là ?)
NE REVIENS PLUS
(Faut t’faire un dessin, Ducon Lajoie ?)
CAR DÉSORMAIS TU LE SAIS TU N'ES PLUS LE BIENVENU
(Moi, j’dis « UN DOIGT ! » ©une copine gersoise de Z@p)
J'AI TROP PLEURÉ J'AI ENVIE DE RIRE AUJOURD'HUI DE T'OUBLIER
(J’ai pas franchement l’goût du malheur, tu piges ?)
ET TANT QUE JE SERAI AIMÉ
(Y’a pas d’raison, chuis pas plus cloche qu’un autre…)
JE SURVIVRAI
JE SURVIVRAI
J'AI TELLEMENT SUR TERRE DE CHOSES À FAIRE QUE JE PRÉFÈRE TE DIRE
(Alors, ouvre en grand tes esgourdes, OK ?)
N'ESSAIE PAS DE M'ATTENDRIR
(Ça prend plus, j’te dis. C’est F.I.N.I. !!!)
NON N'ESSAIE PAS DE REVENIR
(Non, parce que là, c’est direct à l’hosto, tu saisis l’image ?)
JE SURVIVRAI
(C’est pas la fin du monde, loin s’en faut !)
I WILL SURVIVE
(Et comment !)
SORS DE MA VIE
(Si tu pouvais t’exiler en Terre de Feu, ça m’arrangerait, tu vois…)
NE REVIENS PLUS
(‘fin, bref, tu mets d’la distance, quoi ?)
CAR DÉSORMAIS, TU LE SAIS, TU N'ES PLUS LE BIENVENU
(Au cas où t’aurais pas bien compris… Ici, t’es interdit d’séjour…)
J'AI TROP PLEURÉ J'AI ENVIE DE RIRE AUJOURD'HUI
(Regarde comme chuis gay, d’abord !)
DE T'OUBLIER
(C’est d’jà quasiment fait, d’ailleurs…)
ET TANT QUE JE SERAI AIMÉ
(Euh… tu m’excuses, mais là, j’ai un coup d’fil à passer… Byyyyye !)
JE SURVIVRAI

LAAAA… LALA… LALA… LALALALALALA…
I WILL SURVIVE
I WILL SURVIIIIIIIIVE !

SANS TOI
SANS TOI
SANS TOI
(Et t’oublie pas d’descendre la poubelle, y’a toutes tes lettres et tes photos…)

;-)

05/03/2004

05/03/04 - 19:23

TWIST IN MY SO…Hips !…BRIETY… (A Love Song Revisited)

ALL GOD'S CHILDREN NEED TRAVELLING SHOES
(C’est vrai quoi, faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages !)
DRIVE YOUR PROBLEMS FROM HERE
(T’as d’bonnes godasses, alors tu t’casses avec tes problèmes ! Pigé ?)
ALL GOOD PEOPLE READ GOOD BOOKS
NOW YOUR CONSCIENCE IS CLEAR
(T’as bien lu… Avale ton café, avant de dire des conneries… Pis évite de lire des Harlequin ; après, ça te monte à la tête !)
I HEAR YOU TALK GIRL
(Ça va, poupée, chuis pas sourde !)
NOW YOUR CONSCIENCE IS CLEAR
(T’as dit c’que t’avais à dire, moi aussi, paaaaaaarfait !)


IN THE MORNING I WIPE MY BROW
(‘tain, keske j’ai dû picoler hier soir, encore… j’ai pas les yeux en face des trous… Quoi ? J’ai de gros sourcils ! Non, mais t’as vu ta tronche !)
WIPE THE MILES AWAY
(M’enfin, c’est déjà du passé, pensons à l’avenir…)
I LIKE TO THINK I CAN BE SO WILLED
(Ouais, j’aime bien aguicher ! Ben alors, y’a pas d’mal à s’faire du bien !)
AND NEVER DO WHAT YOU SAY
I'LL NEVER HEAR YOU
AND NEVER DO WHAT YOU SAY
(Cause toujours, ma belle, tu m’intéresses…)


LOOK MY EYES ARE JUST HOLOGRAMS
(‘tain, tu vois bien qu’j’ai la tête dans l’cul ! J’digère pas les carottes Vichy aux merguez d’hier soir… trop gras, j’te dis !)
LOOK YOUR LOVE HAS DRAWN RED FROM MY HANDS
(Pis si tu m’avais donné des gants Mapa, j’aurais pas les mains colorées, après cette tonne de carottes que j’ai épluchées !)
FROM MY HANDS YOU KNOW YOU'LL NEVER BE
(C’est ça, rigole ! Méfie-toi ! Tu vas t’en prendre une, si tu la ramènes encore !)
MORE THAN TWIST IN MY SOBRIETY
MORE THAN TWIST IN MY SOBRIETY
MORE THAN TWIST IN MY SOBRIETY
(Ouais, à cause de toi et à l’insu de mon plein gré, j’ai fait une entorse à mon régime… Résultat, j’me sens grosse, con et moooooooooche !)

WE JUST POKED A LITTLE PIE
FOR THE FUN PEOPLE HAD AT NIGHT
(Ouais, ben tu vas pas me pondre un coucou de la Forêt Noire, parce qu’on a un peu flirtaillé hier soir…)
LATE AT NIGHT DON'T NEED HOSTILITY
THE TIMID SMILE AND PAUSE TO FREE
(Ouais, ben j’avais un peu bu et toi aussi… On prenait le frais, on a vidé la bouteille de Manzana Verde… T’as posé la tête sur mon épaule, tu voulais quand même pas qu’j’te morde ?)


I DON'T CARE ABOUT THEIR DIFFERENT THOUGHTS
DIFFERENT THOUGHTS ARE GOOD FOR ME
(Tout l’monde n’a pas la même vision des choses, et alors ? C’est la vie, naaan ? Moi, la controverse, ça me stimule, que veux-tu ?)
UP IN ARMS AND CHASTE AND WHOLE
(Ouais, je sais, je sais, tu te la pètes « belle et rebelle, chaste pour faire genre et jusqu’au-boutiste… »)
ALL GOD'S CHILDREN TOOK THEIR TOLL
(Eh ben chacun sa merde, qu’est-ce tu veux que j’te dise ?)


LOOK MY EYES ARE JUST HOLOGRAMS
LOOK YOUR LOVE HAS DRAWN RED FROM MY HANDS
FROM MY HANDS YOU KNOW YOU'LL NEVER BE
(Regarde-moi bien, tu vois une lueur d’amour dans mes yeux amorphes ?)
MORE THAN TWIST IN MY SOBRIETY
MORE THAN TWIST IN MY SOBRIETY
MORE THAN TWIST IN MY SOBRIETY
(‘tain, j’ai pris au moins une taille de Levi’s, j’te dis… Dès c’midi, je ne bouffe plus que des pamplemousses et des ananas, et j’pisserai jusqu’à Noël 2025 pour éliminer mes toxines !)


CUP OF TEA, TAKE TIME TO THINK, YEA
TIME TO RISK A LIFE, A LIFE, A LIFE
(Bon, ben bois du thé si tu préfères et si ça t’aide à réfléchir…)
SWEET AND HANDSOME
SOFT AND PORKY
(Ouais, ben tu fais c’que tu veux de ta vie d’merde… mais sans mézigues, OK ?)
YOU PIG OUT 'TIL YOU'VE SEEN THE LIGHT
PIG OUT 'TIL YOU'VE SEEN THE LIGHT
(Brûle la chandelle par les deux bouts, no problem… Tout passe, tout lasse, même les grognasses… Moi, ça m’saoule… j’ai donné, tu sais… les beaux serments, les sanglots longs des violons de l’automne… J’ai besoin d’air, basta ! Pis, file-moi une clope, tiens !)


HALF THE PEOPLE READ THE PAPERS
READ THEM GOOD AND WELL
(Ouais, c’est ça, t’as qu’à lire Libé, ça m’fera des vacances… Y’a des annonces sympas de coloc, au fait ?)
PRETTY PEOPLE, NERVOUS PEOPLE
PEOPLE HAVE GOT TO SELL
NEWS YOU HAVE TO SELL
(Ouais, ben n’essaye pas d’me vendre tes sentiments à deux reuss, j’marche pas dans la combine…)

LOOK MY EYES ARE JUST HOLOGRAMS
LOOK YOUR LOVE HAS DRAWN RED FROM MY HANDS
(‘tain, mais arrête d’me regarder avec tes yeux de merlans frits… Ça prend pas…)
FROM MY HANDS YOU KNOW YOU'LL NEVER BE
(J’vais te la coller ta tarte et tu l’auras pas volée, crois-moi !)
MORE THAN TWIST IN MY SOBRIETY
MORE THAN TWIST IN MY SOBRIETY
MORE THAN TWIST IN MY SOBRIETY
(‘tain, chuis dégoûtée d’la life… J’m’étais pourtant jurée de ne plus fréquenter une cantinière ! Aaaaah, tu m’as bien eue, vieille peau ! Qui c’est qui va devoir amortir comme une cinglée sa carte Golden Goudou’z au Gymnase-Club… Ben, c’est Bibi, comme d’hab ! GRRRRRR !!!)


© Zapita Tikazap, 2003

05/03/04 - 03:48

STAND BY ME (A Love Song Revisited)

(BEN E. KING)

DOOM DOOM DOOM CHEEKAH
DOOM DOOM CHEEKAH
DOOM DOOM DOOM CHEEKAH
DOOM DOOM CHEEKAH…

WHEN THE NIGHT HAS COME
(J’ai toujours eu peur du noir, en fait… Ça r’monte à la p’tite enfance, d’après mon psy..)
AND THE LAND IS DARK
(Chais pas, j’ai comme une angoisse au plexus solaire…)
AND THE MOON IS THE ONLY LIGHT WE'LL SEE
(Laisse la veilleuse, ouais… j’préfère)
NO I WON'T BE AFRAID
(Naaan, naaan… promis, juré !)
OH I WON'T BE AFRAID
(Même pas peur !)
JUST AS LONG AS YOU STAND, STAND BY ME
(Ouais, ben ramène-toi !)

SO DARLIN' DARLIN' STAND BY ME
(‘tain, keski fabrique encore ?)
OH STAND BY ME
(Tu viens, oui ou merde ?)
OH STAND, STAND BY ME, STAND BY ME
(Aaaaaah ! Ben, c’est pas trop tôt ! T’as baissé l’chauffage ? Déjà qu’on crève sous cette couette en plumes d’eider…)

IF THE SKY THAT WE LOOK UPON
(‘tain, intéresse-toi un peu ! Regarde les étoiles… Tiens! J’ai repéré la Grande Ourse !)
SHOULD TUMBLE AND FALL
(Schboiiing! C’est mon côté gaulois… On se r’fait pas, que veux-tu…)
OR THE MOUNTAIN SHOULD CRUMBLE TO THE SEA
(Tu t’souviens quand on f’sait des pâtés à la plage ?)
I WON'T CRY, I WON'T CRY
(Même que tu m’avais balancé du sable dans l’oeil ! ‘tain, j’ai chialé ma race !)
NO I WON'T SHED A TEAR
(Tout ça passque je t’avais piqué ta pelle… Pas prêteur, le gnard !)
JUST AS LONG AS YOU STAND, STAND BY ME
(Ça t’empêche pas d’me piquer mes pulls, maintenant !)

AND DARLIN' DARLIN' STAND BY ME
(Mais non, j’te prends pas pour un nounours… C’est nouveau, ça vient d’sortir ?)
OH STAND BY ME
(Quoi ? Depuis quand ton psy a décrété que tu m'servais d’objet transitionnel ?)
WHOA STAND NOW, STAND BY ME, STAND BY ME
(N’importe quoi ! Vaut mieux entendre ça qu’d’êt’ sourd !)

DARLIN' DARLIN' STAND BY ME
(Bon, d’accord, j’te prête mon sweat bleu… Mais tu l’déformes pas, hein ? Eh oui, eh oui… Môssieur prend deux fois du couscous et après y chiale la misère sur ses p'tites poignées d'amour...)
OH STAND BY ME
(Bon, j’pourrais mettre tes Nike pour le pique-nique, alors ? OK, ça marche ! Naaaan, j’ai pas grossi des panards, moi, Môssieur !)
OH STAND NOW, STAND BY ME, STAND BY ME
(Allez, viens par ici, mon nounours…)


WHENEVER YOU'RE IN TROUBLE JUST STAND BY ME
(Comment ça, t’as la migraine ?)
OH STAND BY ME
(Forcément, t’as pas baissé l’chauffage! Tu m’écoutes, c’est un bonheur !)
WHOA STAND NOW, OH STAND, STAND BY ME
(Allez, hop! On vire la couette ! J’connais un bon moyen de t’faire passer l’mal de tête, mon gars…)


DOOM DOOM DOOM CHEEKAH
DOOM DOOM CHEEKAH
DOOM DOOM DOOM CHEEKAH
DOOM DOOM CHEEKAH…

;-)

04/03/2004

04/03/04 - 22:59

GAY COOKIES (An erotic short story... Censored version ;-)

J’étais affairé dans ma cuisine à préparer une surprise pour le grand retour de Jules, quand j’entendis la porte d’entrée s’ouvrir. En un clin d’œil, j’enfournai le plat, envoyai valser le torchon sur le plan de travail Ikéa, et me précipitai dans l’entrée pour l'accueillir.

— Waow ! m’écriai-je. T’as pris des couleurs, honey !

Et je lui roulai une BEEP ! de bienvenue, qu’il me rendit illico, en larguant son sac sur le gerflex.

— Hummm… Tu embaumes le chocolat, sweetheart… me susura-t-il à l’oreille, comme je fourrageai d’une main dans sa tignasse blond cendré, en me frottant à lui comme un malade.

— Surprise… Tu vas te régaler, répliquai-je l’œil mutin.

Faut dire que depuis quinze jours qu’il était en déplacement en Ouzbékistan, je commençai à tirer ma BEEP !.

— J’file sous la douche, reprit-il, tu me rejoins ?

— Et comment ! Juste le temps d’vérifier un truc à la cuisine.

Il gagna la salle de bains d’un pas leste, tandis que j’enclenchais le minuteur en forme de BEEP !, souvenir de San Fran ; hyper-pratique, il suffit de tourner le BEEP ! dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Genre « Tarzoon, honte de la Jungle », mais en plus sobre, voyez ?

L’eau coulait à flots et il était déjà à BEEP ! à fredonner quelque ritournelle en vogue, quand j’me pointais dans la vapeur pour le rejoindre. Je me désapai sans tarder et effleurai à peine le bout de son BEEP !, que je sentis le BEEP ! monter en moi, comme l’ascenseur de la Tour Montparnasse, les jours d’affluence.

Sous la flotte chaude, nos corps poilus et costauds commencèrent ce ballet si souvent exécuté pour notre plus grand bonheur. Je me plaçai derrière lui et, tout en lui mordillant l’oreille, je grognai mon désir en palpant son ventre, puis sa BEEP ! lourde et déjà baveuse, comme la mienne du reste.

Il se retourna et, dans un sourire narquois, se mit à les BEEP ! de conserve, laissant nos deux paires de BEEP ! brimbaler joyeusement, tant elles étaient ravies de se retrouver. Je glissai en subreptice une cuisse entre les siennes et, d’un geste mâle, plaquai mes paluches sur son solide BEEP ! que je pétris sans vergogne, en l’invitant à faire de même avec le mien.

Nos BEEP ! s’entremêlèrent, plus gorgées de sève que jamais, tandis que nous nous doigtions mutuellement le BEEP ! en douceur, alors que nos langues se titillaient l’une l’autre. Nous adorions lui et moi, ces longs préliminaires, prometteurs d’interminables douceurs partagées à venir.
Comme nos BEEP ! durcissaient à vue d'oeil, nous décidâmes de calmer le jeu en quittant la douche, avant de nous sécher, pour passer dans la chambre, en nous pourchassant, BEEP ! fendant l’air, comme d’espiègles teenagers chahuteurs.

Il se jeta à plat ventre sur la couette et je l’imitai. N’y tenant plus, je le retournai sur le dos et, comme il entrouvrait ses lèvres charnues pour m’inviter à y glisser ma BEEP !, je ne me fis pas prier pour accéder à sa délicieuse requête.

À califourchon sur son torse poilu, de remuai mon BEEP !, où le bougre avait de nouveau glissé son doigt, et le régalai du doux va-et-vient de mon BEEP ! dans sa bouche.

Nous étions là à ronronner de plaisir, lorsqu’un BEEEEEEP ! retentit dans la cuisine.

Il me coula un regard ébaubi, puis, retirant mon BEEP !, me murmura, ému comme au premier jour :

— J’hallucine, love… Tu y as pensé…

— Oui, babe, répondis-je en effleurant doucement sa joue. Tes cookies sont cuits… c’était ta surprise !

Enchanté d’une telle attention, il m’invita à rouler tête-bêche, et nous nous livrâmes à un BEEP-BEEEP ! somptueux et goulu à souhait.

(ZapenBEEP! ;-)

04/03/04 - 13:49

FURIEUSEMENT CONNASSES ?

Naaaan, t’as beau dire, j’en ai marre de lire et d’entendre ici et là les mots d’homos à la mords-moil’ pour qualifier la gent masculine qui a l’heur de troubler vos sens, que d’aucuns parmi vous semblent avoir perpétuellement en éveil. Comme dirait un Marseillais de ma connaissance : « Peuchèèèreu, vous me faites chiiiiiiier avé vos couillonnades ! »

J’en as ras la houpette de vos « mignon », « canon », « bomec » et autre « bombasse » qualifiant tout et n’importe qui. À croire que vous formez une armée de laiderons, ma parole ! Non seulement, vous ne bavez que devant la plastique toute relative de vos contemporains, mais vous vous sous-estimez, les mecs.

Je n’ose parler des images sur papier glacé, retouchées par Photoshop, ni des éclairages hollywoodiens étudiés pour glorifier le galbe d’un musculeux cuissot ou l’ombre bleutée d’une barbe sur la mâchoire carrée du bellâtre en vogue.

Ah ! J’aimerais bien le voir au saut du lit, ledit bellâtre ! Avec son haleine de fauve qu’a bu trop d’whisky et qu’a trop fumé d’Malboche la veille, les tiffs en pétard sans le gel Boréal et la paupière tant soit peu bouffie, genre qui s’est cognée un TGV dans les deux sens.

Eh oui, heureusement qu’y a le fond d’teint Barbara Gourde, l’autobronzant Bitchy et le Cul-10 de Nini Véa pour réparer les dégâts après la douche matinale. Certes, je noircis le tableau et vise les plus âgés d’entre nous, et je ne voudrais pas affoler les plus djeun’z qui doutent déjà de leur teint de pêche, une fois passés les 20 piges.

Comme ce mannequin américano-suédois qui paniquait pour un minuscule spot sur la gueule, tandis que nous baguenaudions sur les quais. Pour un peu, j’ai cru qu’il allait se jeter dans la Seine sous mes yeux ébaubis ! Plus tard au restau, n’y tenant plus, je lui demandai dans la langue de Henry James pourquoi diable il se tartinait la tronche de fond de teint. Il me répondit que c’était par habitude des séances photos et des défilés. Dingue ! Alors que sa juvénile carnation de Californian blond n’en avait nullement besoin.

Mais je digresse, revenons à vos soi-disant « canons » que je trouve souvent, pour ma part, inodores, incolores, insipides, pour ne pas dire d’une extrême fadeur à la vue, à l’emploi et à l’usage. C’est pas pour faire ma gâcheuse, vous m’connaissez : bon comme le pain, tout sucre tout miel, jamais langue de fiel… Mais Dieu me tirlipote, un doute m’étreint… Ça vous rassure de vous trimballer avec une « belle plante » ? Ça flatte votre ego ? Ça vous valorise en quoi, au juste ?

Vous n’avez donc rien à offrir, aucune personnalité, vous existez à travers l’autre, genre « l’ombre de te ton ombre, l’ombre de ton chien… » ? Pourquoi pas la bave de tes sublimes commissures ou la morve de ton ravissant nez grec, tant qu’vous y êtes !

Investissez donc dans un GI Joe gonflable grandeur nature avec toutes les options : tignasse fashion gourdasse opération « coup d’vent » ; sourire niais figé ; regard bovin pseudo lubrique ; abdos-pectos-fessiers béton, genre à peine tu mordilles, tu t’niques deux incisives ; touffe glabre, drue ou entretenue (prière de cocher la case correspondante) ; outil priapique de 22 x 18, cela va sans dire, chaque centimètre supplémentaire étant facturé en sus.

C’qui me tue, c’est que vos critères se mesurent à l’aune du marketing gay ambiant, lequel vous vend une sorte d’idéal bidon, fabriqué de toutes pièces, pour plaire au plus grand nombre d’invertis abrutis. Et vous êtes les premiers à pousser des cris d’orfraie devant la nullité des émissions popu de TF1, qui nivelle à mort et flatte les bas instincts du bon peuple cathodique ; à brailler comme des veaux à l’abattoir contre la propagande de Bush et l’impérialisme américain ; à jouer les anti-beaufs à tout crin... comme si ça épargnait la gay attitude…

Et si le bonheur se nichait ailleurs que dans e-m@le, Têtu, GUS, et autres gayzettes ? Lorsque vous aurez (re)découvert les valeurs sûres de la gentillesse (j’ai pas dit mièvrerie !), de la complicité du regard, du geste tendre, de l’étreinte enfiévrée de celui qui vous convient et vous comble VOUS et vous seul (et non pas la tarlouze hystéro de base, cœur de cible du gay market), alors vous m’en direz des nouvelles et vous trouverez sans doute vos propres mots pour en brosser le portrait, avec des étincelles dans les mirettes…

Bref, pour conclure, et relier la galéjade provençale au bon sens aquitain, comme dirait un Bordelais de ma connaissance : « N’est pas beau c’qui est beau, est beau c’qui plaît ! »

Et toc !

;-)

03/03/2004

03/03/04 - 14:11

A GIRL'S TECHNIQUE

Tiens, pas mal… Mais pas mal du tout, la greluche…
Si j’y f’sais une œillade… en attendant Josiane…
TWINKLE !
Naaan, tourne pas la tête… Ouais, regarde pas là-bas, y’a rien à voir, ma fiiiiille !
Une double, peut-être ?
TWINKLE ! TWINKLE !
‘tain, tu crois qu’elle regarderait par ici, c’te gourdasse !
Un effet d’poitrine, peut-être ?… J’ai pas un trou dans l’tee-shirt, au moins ? Manquerait plus qu’ça ! Il est tout neuf, la purée ! J’l’ai dégoté en solde aux Galeries Farfouillette.
TWINKLE !
Merde ! Elle pique du nez dans son gin-to’…
Pffft !
Bon, allez, j’croise et décroise les guiboles, genre Charogne Stone dans Bourrique Instinct. Avec ma mini Mary Quant Vintage Revival, ça marche à tous les coups !
Aaaaah, ben quand même ! Une essssssssquisse de sourire ! C’est pas trop tôt !
Naaaaan, j’hallucine ! C’est pour la serveuse !
Kesk’elle a de plus que moââââ, cette serveuuuuuuse ? D’un vulgaire, en plus !
TWINKLE !
Elle est miro, ma parole !
TWINKLE ! TWINKLE !
‘tain, j’vais finir par me décoller la rétine !
Quand j’pense que j’ai fait l’brushing et tout ! Et Josiane qu’est en r’tard…
Et les mèches qui m’ont coûté les yeux d’la têêêêête chez Maniatiiiiiiis, tu les as vues, les mèèèèèèches, CONASSE !!!
Aaaaaaah, voilà Josy !
Salut, ma fiiiiille !
Smac ! Smac !
Où t’y’étaiiiiiis ? T’y’as pas pu garer la Twingo ou quoi ?
Allez, viens, on dégage ! ‘tain, il est nuuuuul, ce Nénettes’Bar !


(Dedicated to my beloved Miss A. ;-)

02/03/2004

02/03/04 - 00:24

Et si je redevenais djeun, beau, insouciant… un peu couillon, mais teeeeellement coooool ;-)

(Heureux d'vivre dans les années 2000, en somme...)

Là, comme ça, d’un seul coup de baguette magique ! Gliiiing ! (Bruit de la baguette magique de la Fairy-Queen Bitchy-Butchy)

Je retrouverais mes bouclettes brun auburn… ah ben non, merde ! Non, j’me raserais, c’est vrai, j’oubliais. Oh ben, je laisserais pousser juste un petit goatee (« barbichette » dans la langue de Molière) que j’arborerais fièrement, nez au vent, comme les gays de San Fran dans les seventies…

Aaaah, parlons-en des seventies que je n’ai pas connues… mais que j’adooooore, que dis-je ! que je vénèèèèère… A moi les pattes d’éph’ et les chemises cintrées (tu peux y aller, mec, pas un poil de bide !) à col d’hirondelle…

Et pis j’me piercerais l’arcade sourcilière ou la langue… histoire de la darder de plus belle (« langue de » je suis, « langue de » j’étais… tu parles !) Un prince Albert ? Ça va pas, non ? Chuis trop douillet… Pis, c’est pas esthétique, t’as beau dire… Naaaan, naaaan, point trop n’en faut. Tout est dans le détail qui tue, mec.

Les potes ? J’en aurais des tonnes… des deux sexes… voire des trois sexes, pour les indécis… Et tous et toutes trop cooooool, trop cooool… On s’ferait des soirées Loft à bouffer de la trash-food à tire l’arigot, en s’foutant d’la gueule de nos semblables cathodiques qui savent pas aligner deux mots… Enfin, tu vois c’que j’veux dire, quoi… ‘tain, ce serait trop l’éclate, c’est clair !

J’tomberais amoureux tous les deux jours… Gé-nial ! Au-delà d’une liaison d’un mois (c’est-à-dire quatre week-ends en boîte techno, after’s et before’s included), je me renseignerais déjà sur le PACS au Centre Gai et Lesbien, passque chuis vachement romantique, en fait, et j’cherche un plan durable, tu vois…

Non, passque les mecs font ièche, y cherchent que des plans cul… ‘tain chuis vénère à force… rien qu’d’en parler, j’ai déjà l’overdose, c’est clair… Bon, mais Pépito et moi… euh… tu vois, c’est ‘ach’ment profond… pis il est ‘ach’ment mignon… ‘tain, dès qu’je l’ai vu, j’ai craquouillé un max sur ses lèvres charnues… Non, pis c’est clair, y baise comme une bête. Ben ouais, c’est ‘ach’ment important, c’est clair… Quoi, j’pense qu’à ça ? T’es naze ou quoi ? Non y’a pas que ça… On a ‘ach’ment d’goûts communs… Tiens, regarde le texto qu’il m’a envoyé c’matin… Quoi, y’a des fautes ? C’est un texto, j’te dis ! ‘tain, t’arrêtes de m’prendre la tête ! J’te dis qu’on s’aime, c’est clair !

Au-delà de deux mois, j’emménagerais chez lui ou il viendrait chez moi (avec tout mon/son bordel)… Euh, non… en fait, comme on habiterait chacun chez nos parents… ben on irait squatter chez des potes un peu plus friqués, un peu plus âgés, déjà installés, mais trop cooool, trop cooool…

Ben quoi, j’ai laissé des poils de cul dans la baignoire ? ‘tain t’es pas coool, man. J’veux dire, bon, j’allais nettoyer… T’as pas une lingette anti-bactérienne kèk’part ?

Pis d’abord, c’est qui cette meuf avec sa choucroute sur la gueule, ses fringues de pétasse et sa baguette magique ?

Gliiiing !

Back to reality… Salt and pepper hair and furiously forty (mais cooool, hein ? ;-)

Mouais, bon… j’suis quand même plus à l’aise dans mes Puma de quadra… un seul regret, peut-être, c’est que le Net n’ait pas existé à « mon époque » (comme on dit…) j’aurais pu m’exprimer, échanger, partager, confronter… du fin fond de ma province… j’me serais révélé plus tôt.

Tant pis… “It’s better to be a has-been than a never-was”….

;o)

01/03/2004

01/03/04 - 01:33

CHILDERIC et CHARLES-HUBERT

(INTERMÈDE VIIe, VIIIe, XVIe, Bon XVIIe, Bon XVe)

— ‘soir, Childéric.
Smac !
— ‘soir, Charles-Hubert.
Smac !
— Je suis si las, Childé… Mais si las…
— Si la sol… dix ans de piano, je connais la gamme, Charles-Hub’. Pose-toi là… j’te sers une vodka ?
— Avec graaaaaaand plaisir ! Si tu as quelques zakouskis, ce n’est pas de refus. Mère est positivement chiante, tu sais… Il a fallu qu’elle me traîne comme un York de concours aux soldes Chanel.
— Je sais, Hubby… La mienne m’a gavé de scones à un thé chez ma tante Amandine de Fleury-Brissac. Tiens, darling. Tu feras la dînette en solo.
— J’imagine qu’il y avait cette grosse dinde de Xavière-Framboise ?
— Emperlousée comme une drag-queen revisitée par Balenciaga ! J’en ai encore la nausée. Et mère qui me vendait comme un slip d’Elton John chez Christie’s. C’en était presque obscène, Charles-Hub’…
— Tant qu’elle n’a pas étalé tes attributs entre les sandwiches au concombre et le fruit-cake, ma foi…
— Ne sois pas vulgaire, Hubby.
— Mais je ne me suis jamais plaint de tes bijoux de famille, Childé…
— J’suis pas d’humeur… J’dois encore me la taper au rallye de Marjorie Boustifeld. Arriviste et emmerdeuse au possible, cette salope de Marj’ !
— La vie est si dure, parfois…
— Tu m’accompagnes, j’espère ? Il y aura sans doute Jean-Édouard et sa cousine Charlotte-Sophie.
— Je ne te lâcherai pas, darling. Jean-Éd’ et Chalotte-Soph’ sont si drôles et d’une moquerie… comment dire ?… rafraîchissante.
— J’adooooooooore leur perfidie. Ils nous vengent… quelque part…
— Quelque part… oui… Ils vont se marier, tu crois ?
— En grande pompe, paraît-il. Les deux familles ne sont pas dupes, mais la gouine et le pède s’entendent comme larrons en foire…
— … on sauve la face, les usines, et le château en Sologne.
— Tu as tout compris, Childé… Tu as tes cours ?
— Tu ne restes pas, Hubby ?
— J’ai la migraine… et si je rate encore Sciences-Po cette année, père me coupe les vivres…
— Je comprends…
— Pourquoi on n’a pas de cousines gouines ?
— La vie est si dure, parfois…

© Z@p Early-Prout-Prout, 2003

 

Nilda Night


Les yeux sont à peine humides, les paupières pas encore assez lourdes pour que j’éteigne l’ordi et retrouve ma couette, là-bas… au bout du couloir.

Bizarre qu’on ait discuté en forum de baroque, des voix angéliques des haute-contre et que j’y aie associé des chansons, des images, des souvenirs… au point d’aller télécharger plein de titres comme un malade… et de vous les envoyer par mail…

Pardon à celles et ceux qui n’apprécieraient pas… faut que je partage, c’est plus fort que moi, mon côté latin, sans doute, trop convivial, trop chaleureux, trop étouffant… ne me demandez pas d’être cyberformaté, je ne le serai pas, je ne le serai plus… definitely… humain, j’espère, sentimental, sûrement… et si d’aucuns me trouvent mièvre, je les renvoie à leurs amours de pacotille, à leurs étreintes à deux sous, à leur « Je t’aime » de quatorze juillet, comme chantait la Môme Piaf…

Les yeux sont à peine humides… I’m back in Toulouse, douze ans plus tôt… Les larmes ne coulent pas… J’ai dû grandir depuis… La voix troublante de Nilda m’enveloppe, me berce…

"Juste une ivresse
Pour que l’on cesse de boire
Une cicatrice
Pour que l’on puisse y voir…"

La nuit est douce et nostalgique… C’est l’histoire d’un trentenaire qui découvre des caresses viriles qu’il avait dû refouler jusque là…

"Juste une audace
Pour qu’on s’embrasse un peu
Une friandise
Pour qu’on attise le feu…"

Un trentenaire paumé qui sanglote au téléphone avec sa sœur fraîchement parisienne et vivant une si belle histoire avec une femme…

"Quand on se dit peut-être
Ce que l’on voudrait être
Juste au-dessus des règles…"

Ce même trentenaire qui enfouira plus tard sa tête dans un oreiller pour retrouver une odeur de chlore de piscine… et qui se passe en boucle Je veux être un homme heureux de William Sheller et qui, plus tard encore, ira en pleine nuit au CHU retrouver ce maître-nageur qui voulait en finir, parce qu’il faisait trop de mal autour de lui…

C’est l’histoire d’une histoire sans fin, ni avec toi, ni sans toi… où le prétendu fort s’imprègne des fêlures du prétendu faible pour se perdre dans le sordide d’une relation aliénante…

"Et quand la mort sera plus belle
Que n'aura été ma vie
Me resteras-tu fidèle
Viendras-tu avec moi ?"

C’est l’histoire d’un trentenaire qui noircit des pages pour dire « Je t’aime » à un mec qui le quitte pour mieux le retrouver, revient pour mieux s’en aller… ni avec toi, ni sans toi…

C’est l’histoire d’un trentenaire qui partira un beau jour à la capitale et se construira peu à peu sa nouvelle vie d’homme qui aime les hommes, en trébuchant… pour mieux se relever… grâce aux femmes, qu’il aime comme ses sœurs, ses complices qu’il a toujours aimées…

"Relevez-moi femmes sauvages
Ouvrez-moi vite cette cage
Relevez moi femmes sauvages
J'aimerais sortir de la page…"

"Relevez-moi femmes trop femmes
Je compte sur vous pour mon programme
Relevez-moi femmes trop femmes
Je suis sur le fil d'une lame…"

Les larmes coulent enfin… libératrices, je vais pouvoir aller dormir… je vous embrasse. Merci d’exister.

;-)

A HEARTFELT LINE OR TWO

(Original Words and Music by Joan Baez, special version by Z@p Early-Poppet)


Though you may not grasp all in this parody
Like in most of the texts I do
Yet it’s clear that no one will ever
Write them quite the way I do
I think tonight I’ll sit down and write
A heartfelt line or two
And if they turn out good enough
I owe every word to you

To the techno kid with a soft husky voice
Whom I call my spiritual son
He worships that singer from Iceland
Though he loves dancing the madison
His deep brown eyes would match his smiles
When he calls me dad at times
Yet he told me once I was cool enough
To his mind my old age was a laugh

To the sweet lonely guy I got on the phone
Who knew what pathos was
Who cheered me up when I was down
And helped me to find the cause
Of why my ego had the blues
And seemed on the verge of tears
I wish you all such a real friend around
For now and countless years

Though you may not grasp all in this parody
Like in most of the texts I do
Yet it’s clear that no one will ever
Write them quite the way I do
I think tonight I’ll sit down and write
A heartfelt line or two
And if they turn out good enough
I owe every word to you

To the tough bitchy guy with mature charms
And Latino as can be
Who welcomed us with opened arms
For our holidays by the sea
We would laugh around in fashion-queen sand
Like a crazy alien band
Believe me this guy is a gentleman
With bottles of wine and flowers in hand

And to the funny girl I loved from the start
As we chatted so cheerfully
We winked at each other when I turned back
As we marched with “le Gay Paris”
We wined and dined and danced all night
In a sweet complicity
And when she left as a true lady
She kissed my hands so blissfully

Though you may not grasp all in this parody
Like in most of the texts I do
Yet it’s clear that no one will ever
Write them quite the way I do
I think tonight I’ll sit down and write
A heartfelt line or two
And if they turn out good enough
I owe every word to you

To the helpless guy who dropped me some lines
As confusing as can be
And then turned his gaze to a much younger one
Who matched him a lot better than me
I can’t blame him for turning me on
As he would clumsily say
"You’ve always moved me in a special way
I didn’t wanna hurt you, hope to see you some day"
To this musician I wish I had known
Who wrote so skilfully
He passed away when he was still young
One night in last January
I hope he’s fine in dreamland now
With his violin and bow
This guy is an angel and my sympathy
Goes to his partner and his memory

And to the gays and lesbians I call friends
Who sort of form my family
We share the same life with ups and downs
In its strange complexities
They have the patience of the saints
When I’ve been down for a spell
I wish it were a whole lot easier
To find the words to wish them well

And though you may not grasp all in this parody
Like in most of the texts I do
Yet it’s clear that no one will ever
Write them quite the way I do
I think tonight I’ll sit down and write
A heartfelt line or two
And if they turn out good enough
I owe every word to you

And if they come out good enough
I owe every word to YOU…


© 1977, 1978 Gabriel Earl Music (ASCAP)

TO THE GUY I’LL NEVER SLEEP WITH…


Most of the time, you’re (much) younger than me.

Most of the time you just fancy some vague older guy who’s meant to bring you some security, stability, steadiness… whatsoever. That’s bullshit. I’m not that stable and I sometimes feel like some retarded teenager who’s just making jokes for jokes’ sake.

Most of the time I can feel you just fancy some dad or big bro image you’ve never had at home, some male icon missing in your life as you were becoming an adult. Needless to say I’m no hard-boiled Freudian yet nobody can deny these situations do happen more often than not.

Most of the time you’ve been disappointed with guys your own age. You’re just fed up with cheap easy sex and feel frustrated, dissatisfied, and wanna feel secure in some older protecting arms.

Needless to say you often are a bottom and fancy some great middle-aged dominant top, and supposedly very manly at that. Bullshit. I’m neither top nor bottom, and I don’t give a damn about those stupid gay sex types. Needless to say these macho or bitch attitudes are just borrowed from male-female relationships and they really stink, I guess.

Most of the time I feel flattered and I guess you could easily turn me on. I mean it’s OK, you’re gorgeous, fun and everything, and it seems I just have to pick and choose. OK, let’s have some drinks, do chat me up and let’s go to bed, baby.

And here we go again for a one-night stand, a one-week stand, a one-month stand until it breaks up…? You’ll be fed up before long and I will too.

Most of the time you’re not Mr. Right. OK, you could be Mr. Right-Now but that’s not my scene.

Most of the time when I look at you I can picture the kid that would be mine should have I lived a “normal” straight life, and it just feels fun and weird at the same time.

Most of the time when I look at you I can picture myself when I was younger and it feels weird, coz I hadn’t that cool attitude of yours and you gotta remember gays weren’t that “fashionable” in the mid-seventies.

I mean the Net didn’t exist then, with all those easy gay chats and sites, and I was living in the Provinces and I just hadn’t come out yet. I guess I just thought it would be easier for me to live a “normal” life with some cool girl I would’ve met at the University. But life proved otherwise and I slept with my first guy in my early thirties, remember?

So how can you expect me not to put things into perspective as far as my so-called “gay life” is concerned?

Sometimes you may be some carefree, happy-go-lucky guy and I definitely don’t deny we may have fun together, especially if you’re not that younger… say early or mid-thirty. And you perfectly know I can fancy you coz you’re full of energy and both our senses of humour often match. And I guess we just love teasing each other even though that game may be dangerous for both of us… well, especially for the older one who may be at a loss for words when things have gone too far…

Sometimes you just suffer from that so-called Peter Pan syndrome that affects thirtyish people, yet believe me… I’ll be fed up with playing Captain Hook before long.

Sometimes when you feel down, you just wanna have that so-called “strong” shoulder to cry upon. It’s OK for sharing some intimacy then, but whose shoulder I’m supposed to rest upon when it’s my turn to feel down? And who’s going to take off when discovering that kinda colossus I’m meant to be has got feet made of clay?

Most of the time I’ve seen guys my age (among my closest friends) being tricked, deceived, disillusioned and eventually let down by thirtyish guys and I definitely don’t wanna experience that pathos.

Aren’t there some exceptions to the rule? May be… maybe not. After all, we’re supposed to be responsible and agreeing grown-ups… provided both of us are adult enough, actually.

I guess it’s OK for both of us to be buddies, even good close friends, sharing a kinda dad-son or big bro-kid bro relationship with fun and mutual support yet excluding sex.

And please, gimme a break, do stop fancy my salt and pepper hair.

Maturity is no universal cure against your own loneliness and your own troubles to live with yourself, actually.



© Z@p Lonely-Poppet, 2003
(Dedicated to B.)

Les Bibiches
(Billet d’humeur)

Partant du principe que, dans la vie, on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, le crémier et la crémière en alternance, et si possible sans interférence, tout en offrant à la société majoritairement hétérote une gueule de gendre idéal bien-pensant et bien-baisant plus vrai que nature, j’ai décidé de pousser un coup de gueule, qui va en faire grincer certains z’é certaines, diguedondon, diguedondaine…

Puisque, jusqu’à preuve du contraire, je suis XY et me considère momosessuel depuis une bonne décennie (« C’est mon choix ! » comme dirait Evelyne Thomas) je m’attarderai donc sur ceux que je connais le mieux et qui commencent à me courir sérieusement sur le haricot, à savoir les bibiches mâles ou bibichons (à ne pas confondre avec bidochons… quoique… ou bifidus actifs… voire passifs, mais je m’égare… ) ou encore bibichieurs ; je laisse le soin à une homologue (sans jeu de mots) femelle de gloser sur les bibichettes ou bibichieuses.

Sachant que la momosessualité mâle se fonde en gros sur trois ou quatre grands concepts : honte, frustration, mensonge, et hypocrisie (la dernière ferme la porte), on ne s’étonnera guère que sévisse sur les cyber-réseaux (qui, normalement, nous sont réservés, à nous autres, les momos) la quintessence du faux-cul : le bibichon post-moderne.

À l’heure du PACS, du mariage momo dans certains pays d’Europe, de la dépénalisation de l’acte momosessuel, de l’éradication du susnommé sur la liste des pathologies répertoriées par l’OMS, et alors même que notre belle capitale se voit dirigée par un momo de bon aloi et sans étendard revanchard, eh bien il semble qu’il soit de bon ton et fort branchouille de s’afficher bibiche, tout en passant le plus clair de son temps à draguer les momos qui, eux, n’ont rien demandé, si ce n’est de pouvoir s’aimer en paix et au grand jour, sans faire chier le peuple.

Souvent urbain, célibataire dans sa période post-pubère (mais, plus tard, comme par hasard, cadre marié ou à la colle, histoire de sauver les apparences), le bibichon affiche une liberté à tout crin, une prétendue absence totale de tabous… Tiens donc ! Alors, pourquoi t’enlèves ton alliance, quand tu vas te faire troncher au Dépôt, Ducon-La joie ? Pourquoi tu t’es marié, puisque tu es si libéré que ça, Jojo Lariflette ? N’est-ce pas là le premier de tes tabous ?… Ben oui, tu comprends, au bout d’un certain âge, si on vit seul… à moins d’être veuf ou divorcé, ça fait tache… Ouais, c’est toi la tache, à mon avis… Et si t’es si bien que ça avec lui, pourquoi tu divorces pas, l’ami ? Puisque, quand tu tombes le masque, au bout de trois ou quatre bières, tu avoues que tu ne LA touches plus depuis belle lurette… hein ? Ah, non, ne me dis pas que tu l’aimes encore, c’est grotesque… Non, mais de qui tu te moques, franchement ? Et moi, chuis quoi dans ce merdier ? Un cinq à sept, un coup vite fait su’l’gaz ? Et qui c’est qui fait l’con les week-ends à attendre ton coup d’fil ? Qui c’est qui peut jamais t’appeler ?
Bref, on nage en plein vaudeville écrit par un auteur de seconde zone… Retour au XIXe siècle, alors qu’on attaque le XXIe… Pathétique à pleurer…

Tout ça procède d’un égocentrisme à faire peur. Le bibichon a son toutou momo sous la main, quand la testostérone le démange et qu’il a besoin de prendre l’air, lorsque sa bourgeoise le gonfle trop. Il respecte qui ? Personne. Même pas lui-même. Son maître mot, que j’exècre entre tous, et qui rime avec « planqué », c’est : « discret ».

Ben oui, tu comprends, c’est pas propre, tout ça ; faut se cacher, pis faut surtout pas s’attacher, des fois qu’on y prendrait goût… Non, les momos, c’est juste pour le cul, la vidange burnesque, la gaudriole, … Pour le solide, le compte-épargne, le pavillon de banlieue, la respectabilité… y’a bobonne et les gosses, qui paieront ma retraite. Et quand cette façade honorable s’écroule, qui c’est qui ramasse les morceaux, hein ? Le momo de service… Ben voyons, tu veux pas aussi que je te garde les gosses, pendant la séance de conciliation chez l’avocat… ?

Oh bien sûr, d’aucuns vous diront qu’ils compartimentent tout à merveille, qu’ils contrôlent bien la situation, qu’ils vous ont prévenus dès le départ… Ah bon ? Et depuis quand on maîtrise l’irrationnel, c’est-à-dire les sentiments ? Et qui n’a jamais débuté une histoire dite « de cul » qui se transforme en vraie histoire, dite… (oh je sais bien… ça fait presque vulgaire, ce mot, tant pis… je l’écris…) « d’amour »… ?

Eh oui, le bibichon n’assume pas vraiment de basculer dans la momosensualité à cent pour cent… ? Oui, mais là, c’est plus votre problème, à vous autres momos, qui avez réglé cette affaire depuis belle lune. Vous allez pas, en plus, jouer les psys, quand même ?

Bref, toute cette diarrhée verbale pour vous dire que y’en a ras la casquette d’être sollicités par les bibiches qui ne sont rien d’autres que des refoulés, des honteuses, qui n’ont aucun respect pour quiconque, qui se croient encore aux XIXe siècle (où triomphait la bourgeoisie faux-derche), qui nous prennent pour des sous-merdes, qui veulent tout et ne donnent rien en retour… et qui n’hésitent pas à rouler des mécaniques au bras de l’officielle, à casser de la pédale en paroles, voire en action… des fois que y’aurait des doutes dans leur entourage… Moi ? Ça va pas, mon pote ! Non, j’ai toujours aimé le foot et le rugby, tu sais bien… Sacrée ambiance dans les vestiaires… Et même si l’œil s’attarde un peu trop sur ce qu’il a honte de regarder… ma foi, on pète en chœur sous la douche, et la virilité est sauve…

Honte, frustration, mensonge, hypocrisie… On en crève, je vous dis… Et ça n’évolue guère… On est encore dans les années 50. Et maintenant, y’a l’alibi « bi » de la libido pour mieux brouiller les cartes… et se planquer… et foutre en l’air des années de lutte pour la reconnaissance de notre dignité.



© Z@p Early-Poppet, 2001

Messieurs, vous me saoulez…


Messieurs, vous me saoulez, que dis-je ! Vous me navrez
Avec vos discours nuls qui ne valent pas tripette
Vos sentiments bidons, vos pleurs, vos simagrées
Larmes de crocodile pour cœur de midinette

Votre drague à deux balles, vos romans à deux sous
Vos passions frelatées, vos amours qui bandent mou
Vous ne faites que gémir sur votre triste sort
Sur celui qui vous quitte et l’absence de son corps

Et vous n’avez de cesse de chercher l’âme sœur
Quand, dans votre attitude, vous n’êtes que des baiseurs
Vous sublimez le couple et rêvez du duo
Quand vous n’êtes pas à même de sonder votre ego

Vous confondez désir avec sentiments vrais
Comme si des draps froissés ne pouvaient se tromper
Vous mélangez plaisir et émotions sincères
Pour le premier venu qui a l’heur de vous plaire

Mais ne venez pas geindre, s’il vous ignore ensuite
Foin de glose sur le cœur, quand il s’agit de bite
Videz-vous donc les couilles, profitez de l’instant
Évitez les embrouilles et ne faites pas l’enfant

Si en l’absence d’affect, la chair vous semble triste
Usez de votre main pour les plaisirs fugaces
Dans l’art de la pignole, vous deviendrez artiste
Et vous m’épargnerez votre bêtise crasse

Ne vous méprenez pas sur le sens de mon ire
Je suis votre semblable et j’ai sans doute fait pire
Mais de grâce ! Assumez vos actes, les frangins
Soyez donc plus adultes et un peu moins crétins

Car à force d’atteler charrue avant bestiaux
On perd tout repère, on se fourvoie sans cesse
On pleurniche, on rabâche, on n’est pas rigolo
Et le peuple en a marre de nos histoires de fesses


©Z@p Early-Poppet, 2002